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 Linthew ❧ We could take apart this life we're building and pack it up inside a box

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MessageSujet: Linthew ❧ We could take apart this life we're building and pack it up inside a box   Mer 26 Mar - 13:36

We could take apart this life we're building
and pack it up inside a box
lincoln & matthew
L’ex-officier River se réveilla à nouveau d’un cauchemar dépourvu de sens, à la limite de la réalité, mélangeant à nouveau les avions et la guerre. Des images du style lui revenaient sans cesse lorsqu’il fermait les yeux. Perdu, incapable de déceler s’il s’agissait d’un signe de traumatisme ou si au contraire il se remémorait des évènements de son passé aux fins fonds de son inconscient, le jeune homme ne savait quel sens leur donner. D’un côté, ils étaient si réalistes qu’il semblait les toucher du doigt mais de l’autre les évènements s’enchainaient sans se suivre chronologiquement. Tous avaient cependant un point en commun, c’était que tous se finissaient juste avant son réveil par lui entrain de planer dans les airs à bord de son avion. Chaque matin, il se réveillait avec la même sensation. Une sensation des plus agréables et qui à force, avait fini par faire partie intégrante de lui. Chaque matin, cette sensation lui donnait l’énergie dont il avait besoin. Il se disait que si il ressentait une plénitude pareille rien que dans un rêve, alors c’était que ça devait être décuplé dans la réalité. Persuadé d’être pilote dans l’âme, cette vision ne cessait de le poursuivre partout où il allait. Le premier élan était venu lorsqu’on lui avait révélé qui il était. A cet instant même, il avait réellement ressenti que c’était bel et bien ce qu’il était : un pilote d’avion de chasse. La chance qu’on lui avait donnée de pouvoir réintégrer leurs rangs en partant du bas de l’échelle était pour lui un cadeau du ciel. La première fois qu’il était revenu sur la base, il avait touché l’un des avions du bout des doigts. La première fois pour lui qu’il le faisait. Le contact avec la tôle de l’appareil avait suffit pour lui faire parcourir des frissons dans tout le corps. Se révélant soudain être un gamin de six ans, obnubilé par les engins volants, quels qu’ils soient et se voyant à bord de l’un d’eux tel un rêve lointain et difficile à atteindre tout en ayant la conviction en lui qu’il y arriverait.

C’est dans le divan au milieu de son salon qu’il se réveilla. Ces derniers temps, Matthew avait plutôt tendance à s’endormir un peu n’importe où tellement il était crevé. A peine remis –ou presque- de son accident suivi du coma, le rythme de la base était assez difficile à prendre. Levé tôt, entrainements intensifs, cours théoriques très poussés, exercices d’entrainements tactiques, continuer à maintenir sa condition physique en place et tout le reste. Une cadence, des habitudes à prendre. Habitudes qu’il n’avait plus, redécouvrant le monde qui l’entourait. Comme d’habitude aussi, il fit tomber un livre lorsqu’il se levé. S’étant endormi en lisant la veille, cela n’avait rien de bien étonnant au fond. La première chose qui l’avait impressionné lorsqu’il était entré dans son appartement après son coma, c’était le nombre impressionnant de livres qu’il avait chez lui, tous portés sur l’aviation. Un mur transformé en bibliothèque rempli, débordant presque. Le tout classé parfaitement et presque en état neuf. Seul un étage était réservé à de la documentation sur l’armée. A nouveau, l’aviation s’était révélé pour lui être une vraie passion auparavant, c’est pourquoi il avait décidé de tous les lire. Un par un, minutieusement. Commençant par le tout premier, le plus haut, portant sur les premiers avions conçus, Matthew s’était attelé à cette tâche chaque jour, sans se plaindre, ni même se démoraliser. Plus il en apprenait, plus il se sentait riche, et surtout plus il se sentait devenir quelqu’un. Dix minutes plus tard, le jeune homme était prêt, il avait revêtu l’un de ses uniformes, obligatoire sur la base. Il se rendit alors à sa première activité du jour, attendant impatiemment la pause de midi.

La veille au soir, il s’était promis de lever le voile sur l’un des mystères l’entourant et prenant prise sur lui. Pourtant, s’il était plein de courage, convaincu et vigoureux de s’atteler à cette tâche le lendemain, le jour venu, son avis était tout autre. Se demandant soudain si c’était vraiment une bonne idée, l’apprenti était désormais hésitant et n’était plus sûr de lui du tout. Pourtant, il faudrait bien un jour qu’il se lance, peu importe les conséquences que son geste pourrait avoir. Le plus dur dans ce que son amnésie avait amenée dans sa vie était qu’il fallait recoller les morceaux et tout remettre en ordre, et ce n’était pas une tâche facile. Si bien qu’après deux jours de vie à peine, il avait décidé de tenir un carnet de note, y remettant de l’ordre de temps en temps le soir venu quand il rentrait chez lui. C’est en se fiant à ces notre cruciales et super importantes pour lui qu’il s’était rendu compte d’une grande zone d’ombre qui s’affichait sur le tableau. Et cette partie concernant Lincoln. Il avait portant essayé de demander des informations autour de lui et pourtant, personne ne daignait lui répondre, prétextant que ce n’était pas leurs affaires ou qu’ils n’avaient rien à voir dans l’histoire, ou encore qu’ils n’étaient personne pour répondre à sa question. Tellement de réactions similaires qui n’avaient pas manquées d’animer sa curiosité et son incompréhension. La seule solution qu’il lui restait aujourd’hui était d’aller en parler à l’intéressée même.

L’heure de midi avait enfin sonnée et au lieu de se rendre à la cantine avec la plupart des candidats, il avait embarqué son lunch pack et s’était faufilé en dehors du groupe. Se repérant sur la base grâce à un plan détaillé qu’il avait toujours sur lui dans sa poche arrière droite, c’est sans peine que le jeune soldat se rendit au département des interprètes. Attendant patiemment que le sous-officier Cartwight se décide à quitter les lieux. Au moment où elle passa la porte, Matthew l’attrapa par le bras et la tira délicatement vers lui. « Désolé de t’importuner comme ça, mais il faut qu’on parle. » lui dit-il. Soudain plus proches qu’ils ne l’avaient jamais été, le jeune homme fit un pas en arrière avant de lui faire signe de le suivre, ayant prévu de l’emmener dans un lieu éloigné de la base et peu fréquenté à cette heure-ci de la journée.
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MessageSujet: Re: Linthew ❧ We could take apart this life we're building and pack it up inside a box   Mer 26 Mar - 18:27


Alors que tout était tranquille, que le soleil se levait lentement, mais sûrement, et que j’étais plongée dans un sommeil sans rêve, ce qui ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps, un bruit digne d’un marteau-piqueur se fit entendre. Persuadée que quelqu’un faisait des travaux à une heure aussi matinale, je râlai quelque peu, enfouis ma tête sous l’oreiller en me retournant pour ne plus l’entendre. Cependant, le bruit se fit entendre de nouveau, de façon encore plus claire cette fois-ci, puisque j’avais le visage à quelques centimètres de la source de ce bruit, à savoir mon téléphone portable qui sonnait, ou plutôt, qui vibrait. Je râlai à nouveau, étouffant ainsi un juron, puis je pris le téléphone, repoussai mon oreiller en répondant : « Cartwight à l’appareil. » Je n’avais même pas pris le temps de regarder qui appelait, mais il n’y pouvait y avoir qu’une personne et une seule raison pour que je laisse mon téléphone en mode vibreur la nuit, à savoir mon supérieur. Comme de fait, c’était lui, qui semblait beaucoup plus éveillé que moi, qui me demanda de venir plus tôt au département, puisque l’armée venait d’intercepter une communication que j’étais apparemment une des seules capables d’interpréter, compte tenu de la rareté de la langue et du dialecte. Habituellement, une telle demande, c’était une façon plus polie de donner un ordre, et certainement mieux accepté à une telle heure. Pour moi-même, je fis une grimace, puis n’ayant pas d’autre choix que d’accepter, je dis : « Bien sûr. Donnez-moi vingt minutes et je serai là. »

Sur ces mots, je raccrochai, puis sachant que ce vingt minutes ne me laissait même pas le temps de me laisser retomber dans le lit pour en profiter encore quelques instants. Je me levai, prenant soin d’éteindre mon réveil pour m’assurer que celui-ci n’allait pas sonner en mon absence, puis je me rendis à la salle de bains. Pour me donner meilleure mine, je me passai de l’eau sur le visage, puis je m’attachai les cheveux vite fait, n’ayant pas le temps de me concentrer dessus afin de les coiffer convenablement. J’enfilai mon uniforme, puis une fois toute prête, je retournai à la chambre, ayant l’intention, par réflexe, de prévenir Avery que je partais bosser, parce qu’il avait l’habitude de se réveiller dès que je quittais le lit, peu importe l’heure. Problème étant ; Avery n’était pas là, et il ne serait plus là maintenant. Légèrement perturbée du fait que je n’avais pas perdu cette habitude et que pourtant, il faudrait que je le fasse, je me raclai la gorge, puis je me dirigeai plutôt vers la cuisine. J’attrapai le sac dans lequel se trouvait le goûter que j’avais prévu pour le déjeuner, puis je quittai l’appartement en direction de la base, département d’interprétation. Une fois sur place, je me rendis compte que la salle principale était déserte, me faisant comprendre que mon supérieur avait jugé préférable de me transmettre les consignes concernant mon travail de chez lui, probablement en train de prendre un café tranquille en pantoufles avec le journal du jour. Enfin, c’était peut être un peu cliché, mais l’essentiel à comprendre était que je me considérais chanceuse d’avoir ma carte pour entrer, autrement je n’aurais jamais pu commencer. J’ouvris l’ordinateur que j’avais l’habitude de prendre, puis j’allai chercher la communication en question dans la base de données, tentant encore et toujours de bien me réveiller avant de commencer à voir tout cela.

Aux premiers abords, ce fameux texte, outre paraître long, ne semblait pas si horrible que cela, et trouvant cela un peu absurde d’avoir été obligée de me lever tôt pour cela, je soupirai une nouvelle fois avant de m’y attaquer un peu plus attentivement. À partir de cet instant, je ne quittai pas mon écran ou bien le morceau de papier et le dictionnaire que je gardais non loin pour effectuer la bonne traduction. Cela dura des heures, si bien qu’au bout d’environ trois ou quatre heures, certaines personnes commencèrent à pénétrer dans la salle et je ne m’en rendis pas compte. Je dis machinalement bonjour à mes collègues, sans vraiment porter attention à qui il s’agissait. Au bout du compte, cette traduction fut encore plus laborieuse que je ne l’aurais cru, et le fait que je me mette la pression de terminer le plus rapidement possible, vu que j’avais été appelée en quasi milieu de nuit pour la faire ne m’aidait pas vraiment.

Ce fut au bout de quelques heures que finalement, je tapai le dernier point de ce fameux texte, en anglais. Même si j’avais fait tout ce que je pouvais pour le traduire, il n’en restait pas moins que certains termes laissaient place à interprétation. Ça, ce n’était plus mon problème à partir de maintenant, heureusement pour moi. Je lâchai un grand soupir tandis que j’envoyais la traduction aux personnes concernées, puis pour la première fois, je me décidai à regarder l’heure. C’était le moment où certains étaient déjà partis en pause, me laissant alors encore une fois quasi seule sur les lieux. Cela n’allait pas durer par contre ; je me levai de mon siège, les fesses en compote, m’étirai quelque peu, puis je sortis finalement de la salle dans le but de prendre l’air et manger un morceau, puisque je venais tout juste de me rendre compte que mon ventre commençai à crier famine.

En revanche, je fus soudainement bloquée dans mon élan dès ma sortie du local, me faisant retenir soudainement par le bras alors que je n’y attendais pas du tout. Je voulus réagir pour qu’on me lâche, mais en tournant la tête, je me rendis compte que ce n’était pas n’importe qui, mon assaillant. Je me relâchai alors un peu, demeurant un peu tendue, mais pas assez pour assener quelconque coup. À ce moment, Matthew me demanda « Désolé de t’importuner comme ça, mais il faut qu’on parle. » J’eus alors une légère hésitation par rapport à sa requête, surtout parce que depuis son réveil, ma rupture avec Avery, j’ignorais un peu comment réagir, comment procéder tout cela. Cependant, je ne pouvais pas me défiler, il y avait tant de choses qui n’étaient pas claires. Matthew avait raison, il fallait qu’on parle. J’acquiesçai alors d’un geste de tête, puis je dis : « Euh oui, d’accord… Tu veux aller où ? » Après tout, Matthew ne voudrait peut-être pas se retrouver dans le restaurant commun ou quelque chose comme cela. Et pour tout dire, cela m’arrangerait de ne pas être à la vue de tous, compte tenu que je ne parlais pas vraiment de ce qui avait pu se passer, et que je n’avais pas envie d’en parler. Inutile que tout le monde sache l’abstraction qui régnait entre nous deux, après tout.
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MessageSujet: Re: Linthew ❧ We could take apart this life we're building and pack it up inside a box   Mar 1 Avr - 12:36

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Les mains presque moites, son pouls s’accélérant dans sa poitrine, le sang filant à toute vitesse dans ses veines, sa respiration devenant plus lourde, le jeune soldat hésitait. Se lancer ? Se jeter dans la gueule du loup ? Laisser faire le destin advienne que pourra ? River n’était pas du genre à se laisser aller comme ça, à remettre son destin dans les mains de … de personne à vrai dire. Depuis sa perte de mémoire, il voulait tout contrôler. Tout ce qu’il pouvait autant qu’il le pouvait. Et pourtant, cette petite chose continuait de lui échapper entre les doigts. Tous les moyens avaient été bons et à prétexte pour questionner ses amis, sa famille, son entourage, mais tout le monde lui avait tourné le dos. Personne ne semblait vouloir se mêler de cette histoire et rien que ce fait là avait le don d’attiser encore plus la curiosité du jeune homme. Mais cet élément faisait également monter une certaine peur en lui, un certain doute. Peut-être que si personne ne voulait lui en parler, c’est qu’il y avait une raison, et qu’il fallait peut-être s’en tenir à cela ? Que son amnésie était juste tombée au bon moment et que parfois, il valait mieux ne pas recasser le passé ? Mais ce passé au juste, à quand remontait-il ? Quelques mois ? Un an ? Des années ? Etait-il important pour lui ? L’influencerait-il sur ses choix futurs ? Le pire dans le fait d’avoir perdu sa mémoire était de ne plu savoir. Hormis sa propre identité qui lui avait échappée, c’était aussi tout son monde, son environnement qui s’était écroulé. Persuadé d’être lui-même une homme différent, un étranger pour certains, il était sûr que la plupart de ses proches ne le côtoyaient encore que par pitié, ou presque. C’est comme si en fait j’étais mort, mais qu’un jumeau était apparu pour reprendre ma vie où je l’avais laissée. La situation aurait pu être celle-là que tout le monde n’y aurait vu que du feu. Incertain de ce qu’il est ou encore de ce qu’il était, ne se sentant même pas lui-même, le jeune homme avait tout perdu dans cette accident, son assurance et son curage avec.

Pourtant, il fallait remonter en selle, prendre le taureau par les cornes comme on dit. Affronter la réalité telle qu’elle est et essayer de poursuivre son chemin avec les évènements qui s’y sont produits. Plus les secondes passaient tandis qu’il attendait sa collègue à la sortie de son département et plus il avait envie de détaler. Après tout, s’il choisissait de s’effacer maintenant, jamais elle ne saurait qu’il était venu pour lui parler d’une dite chose importante et jamais elle ne se rendrait compte qu’il est devenu un looser qui a peur de tout, même d’aller parler à une fille, une amie. Ses doigts tapotant sa montre dans un rythme de plus en plus rapide, Matthew fut enfin soulagé lorsqu’il aperçut la silhouette de l’intéressée. D’un geste rapide mais doux, il la retint par le bras et l’attira vers lui. Le temps d’un instant, don regard s’était plongé dans le sien et à nouveau des idées troublantes vinrent perturber son esprit. Le jeune homme se reprit en s’excusant auprès d’elle, un peu comme si il s’excusait également de ses pensées. Troublé par tout ça à la fois, il fit un pas en arrière, attendant l’avis fatidique de Lincoln. A sa plus grande surprise, cette dernière ne se fit pas prier et accepta cette rencontre improvisée sans broncher. Matthew faillit lui demander si elle était sûre, mais ce serait une chance pour elle de se raviser aussi. Désormais coincé dans sa décision et dans cette fameuse discussion qui allait devoir se faire, et ce aujourd’hui même, il lui indiqua de le suivre « Près des hangars. ». L’idée lui était venue tout naturellement. Sur la base, c’était le lieu qui lui plaisait le plus, et non pas à cause des informations qu’on lui avait donné sur son identité de pilote d’avion de chasse, mais bien parce que c’est à cet endroit-là qu’il se sentait vraiment bien, un peu comme chez lui, aussi étrange que cela puisse paraître.

« Est-ce que tu vas bien ? Tu as l’air fatiguée. » lui demanda-t-il, quelque peu inquiet par son état. Après tout, il la dérangeait peut-être, voire surement. Peut-être espérait-elle juste pouvoir se reposer le temps de sa pause ? River se sentit soudain fautif. Il était venu comme un boulet de canon et ne lui avait pas vraiment laissé le choix face à sa requête. Et certes, il avait peur qu’elle se défile aussi, ayant en quelques sortes mis tout le courage qu’il n’avait pas en elle, en espérant qu’elle-même ne lui laisserait pas la possibilité de se racheter. Arrivés là où il voulait l’emmener, ils prirent place du même côté d’un banc de pique-nique. « Tu es sûr de vouloir avoir cette discussion ? » lui demanda-t-il tout de même. Dans son regard pouvait se lire une certaine détresse. Complètement perdu, il voulait avoir les réponses à ses questions, mais celles-ci n’avaient pas l’air d’être de bon présage et peut-être les mettraient-elles en pire état qu’il ne l’est déjà. Peu importe, peut-être n’aurait-il jamais rien du savoir, mais il s’était finalement lancé. Son regard se plongea dans celui de Lincoln, qui avait l’air aussi désemparée que lui. Cette simple expression qu’elle portait sur son visage lui donnait envie de la prendre dans ses bras. Autant de pulsions et d’impressions étranges éprouvées envers une presque inconnue pour lui, une connaissance tout au plus.
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Qui sommes-nous au juste ? Ce que nous avons été ou bien ce que nous aurions aimé être ? Le tort que nous avons causé ou bien celui que nous avons subi ? Les rendez-vous que nous avons ratés ou les rencontres fortuites qui ont dévié le cours de notre destin ? Nous sommes tout cela en même temps.
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MessageSujet: Re: Linthew ❧ We could take apart this life we're building and pack it up inside a box   Jeu 3 Avr - 12:59


Bien rapidement, j’acquiesçai d’un signe de tête pour aller aux hangars, ne voyant pas pourquoi je m’y opposerais. Enfin, il n’y avait pas de raison, bien que ce ne soit pas un endroit très commun pour parler, malgré son emplacement reculé, à l’abri des oreilles indiscrètes ; je n’avais pas peur de quoi que ce soit, bien que ce n’était pas un endroit que je fréquentais bien souvent. À vrai dire, je n’allais jamais à cet endroit précis, le plus près que je me rapprochais des hangars, de là où les avions étaient, c’était quand il y avait un visiteur étranger qui ne parlait pas nécessairement anglais, et qui nécessitait un traducteur. Cela m’était arrivé quelques fois, mais c’était si exceptionnel que les moments où cela s’était produit pendant ma carrière se comptaient sur les doigts de ma main. De ce fait, je préférais de loin affirmer que je n’y allais jamais, d’autant plus que c’était loin d’être important dans la situation présente. Quoiqu’il en soit, je suivis docilement Matthew jusqu’à l’endroit proposé la tête plutôt vide de quoi que ce soit. Je ne pensais même pas à la discussion que nous aurions sous peu, je ne pensais pas vraiment à grand-chose, probablement en raison de la fatigue. D’ailleurs, je me surpris même à bailler pile au moment où Matthew me demanda si ça allait, ayant réalisé que je paraissais plus que fatiguée. Personnellement, je ne m’en étais pas rendu compte moi-même, ou du moins, pas avant d’être sortie de cette salle devant laquelle j’étais assise depuis l’aube, voire même avant. Après, c’était ce qui était à la base de mes traits tirés, de mon air un peu endormi, et de sorte à ce que Matthew ne s’inquiète pas pour moi, parce qu’à vrai dire, cela faisait partie de mon métier, et je l’avais accepté en m’enrôlant, je secouai quelque peu la tête, et je dis : « Oui oui, ça va. C’est juste que j’ai dû me lever tôt pour faire une traduction d’urgence. » J’ajoutai un petit haussement d’épaules suivi d’un sourire à ce propos, histoire de complètement rassurer le jeune homme. Après, je ne savais pas si cela allait marcher, mais encore une fois ce n’était pas le point, et je me disais que peut-être si je me concentrais un peu plus sur ce qui se passait, et que je le réalisais surtout, pour commencer ce qui se passait. J’avais été concentrée toute la matinée sans me sentir nécessairement fatiguée, donc je me disais que ce serait pareil, surtout si je prenais conscience de ce qui se passait.

Tentant de me reprendre bien rapidement, je m’installai à côté de Matthew sur ce banc de table de pique-nique où certains venaient manger quand le temps s’y prêtait, et c’est là que je réalisai vraiment dans la situation dans laquelle je me retrouvais en ce moment. Soudainement, sans comprendre pourquoi, je me sentis un peu plus nerveuse, et ce sentiment concorda avec le moment où Matthew me demanda si j’étais sûre de vouloir cette discussion. Je savais depuis que le jeune homme avait eu son accident que rien ne pourrait être simple. Même avant tout cela, rien n’avait été nécessairement simple, et compte tenu que Matthew semblait vouloir avoir une discussion sérieuse – et je me doutais du sujet de conversation. À sa question, je me mordillai la lèvre, me montrant un peu hésitante, comme si je ne voulais pas qu’il croit que je prenais ça à la légère, parce que visiblement, je prenais soin de mieux paraître auprès de lui, comme je l’avais toujours fait, et c’était encore vrai aujourd’hui. Je savais bien que ce serait délicat, mais je ne voulais pas reculer. J’étais consciente que cette discussion ne serait pas à propos de la pluie et du beau temps, mais il n’y avait pas moyen d’avoir cette conversation actuellement, pas avant d’avoir mis les choses au clair entre Matthew et moi, et visiblement, c’était ici et maintenant que cela devait arriver.

Avant de dire quoi que ce soit, je plongeai mon regard dans celui de Matthew, faisant mon possible pour ne pas céder à mes pulsions, à mes sentiments, ne serait-ce que pour caresser sa joue, prendre sa main, mais je ne pouvais pas, parce qu’il ne se souvenait pas de tout ce qui avait pu se passer. Tout ce que je sus faire, ce fut de croiser mes doigts l’un avec l’autre sous la table, tentant de me concentrer sur la détresse que je pouvais lire dans ses yeux. Était-ce parce qu’il ne voulait plus en parler, ou bien parce que justement, il avait ce besoin urgent d’avoir réponse à ses questions, ce désir de mettre fin à cette abstraction, à ses doutes qui planaient. Je n’en savais rien, mais je décidai de prendre un risque et faire confiance à mon instinct. Je hochai donc la tête, puis je dis, avec une délicatesse qui me surprit moi-même : « Oui, j’en suis sûre. Mais par contre, je ne veux pas t’imposer quoi que ce soit. » Je pris une pause, puis j’ajoutai : « Demande moi ce que tu veux, n’importe quoi, et je vais tenter de te répondre. C’est le mieux qu’il y a à faire pour l’instant, tu ne crois pas ? »
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