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 bad day, bad life. (WILL)

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MessageSujet: bad day, bad life. (WILL)   Jeu 13 Mar - 0:49


Et mon réveille sonnait, il sonnait, mais je ne l'écoutais pas. Cela faisait plusieurs heures que je ne dormais plus, que mes yeux fixaient le plafond, comme si celui-ci était l'une de sept merveilles du monde. En fait, je n'arrivais pas à m'endormir. Mais je n'étais pas le moins du monde fatiguée, ce qui ne dérangeait pas vraiment. Et pourtant, j'étais confortable dans cette position, je n'avais pas envi de me lever, je voulais rester ici, des heures et des heures durant. Mais je pouvais bien rêver, ouais. Je devais me lever. Je devais plutôt travailler. Je n'avais pas le choix. Je pris alors tout mon courage à deux mains et me redresser pour ainsi me trouver assise sur mon lit. Je pris alors ma tête entre mes mains en soupirant un bon coup. Je ne savais pas ce que j'avais aujourd'hui, je ne le sentais pas du tout. Mais bon, quand t'as pas le choix, tu ne l'as pas. Je bondis alors et enfilai rapidement un t-shirt et un short que je mettais assez fréquemment quand je bossais et sorti de ma chambre rapidement. Si j'avais de la chance, je n'aurais pas trop de travail aujourd'hui, ce qui serait plutôt positif. Enfin, oui, j'appréciais le travail que je faisais. Je me sentais véritablement utile d'une certaine manière, et pour tout dire cela rejoignait mes talents, ça c'était sur et certain. Et pourtant, je ne pouvais me convaincre totalement que c'est ce que je devrais faire toute ma vie. À vrai dire, j'avais l'impression que je le regrettais si je ne tentais pas d'aller plus loin... Comme si je n'étais pas complète, entière. Il y avait ce manque, qui était présent en prégnance en moi. Mais je n'avais pas pu faire davantage d'études qu'actuellement ce que je possédais comme bagages. Non, j'avais dû m'occuper de mon petit frère, pour qu'il est la vie qu'il mérite, et non pas celle qui s'était imposée à nous, sans nous demander notre avis. Mais je n'aurais pu prévenir le décès de ma mère, il était inattendu. Mais il avait fait mal, très mal. Oui, j'avais souffert, mais aujourd'hui, j'avais passé à autre chose. J'avais chassé son fantôme qui me hantait et j'étais devenue une femme. Du moins, c'est ce que je disais. Et ce que je croyais aussi. Une chose est sûre, j'avais changé, et en bien selon moi. Mais que serait la vie, sans qu'il n'y ait certains bas ? Surréaliste. Il fallait voir les choses en face, des milliers de gens meurent à chaque jour sans qu'on ne puisse rien faire. C'est ça la vie, cruel et sans pitié. Mais on n'y peut rien. Nous ne pouvons que garder la tête haute avant que notre heure arrive. Et quand celle-ci arrive, il faut garder la tête haute, ne pas la baisser. Et mourir avec dignité. Voilà cette mort à laquelle je rêvais. Même si j'espérais qu'elle n'arrive pas sitôt.

Je me mis alors au travail, observant l'avion qui se présentait devant moi comme si c'était un extraterrestre. Je ne savais que faire pour le moment, je ne savais quel était le problème de cet engin. Que devais-je faire pour que celui-ci soit réparé ? J'écoutais d'une oreille distraite, alors qu'on m'expliquait ce qu'était exactement le problème de l'avion. Et je répondais par des signes de tête, comme si je comprenais ce qu'ils voulaient me dire. Je ne sais pas ce qui me prenait, habituellement, j'adorais faire cela. Ce n'était pas ma journée, mais je devais me ressaisir. Alors, mon supérieur me laissa seule, ayant très certain terminer ses explications. Je me devais de commencer à travailler, au beau milieu de la nuit, à quatre heure du matin. Si on me demandait de refaire ma vie, je n'hésiterais très certainement pas. Mais je n'étais pas à plaindre. Il y avait bien pire que moi. De pauvres gens qui n'avaient rien, ni argent, ni famille, ni bonheur, ni santé. J'avais de quoi me mourir, j'avais mon frère, j'étais heureuse, j'avais la santé. Mes problèmes n'étaient rien. Je n'avais pas à me plaindre.

Et un bruit vint alors attiré mon attention, tandis que je me mettais à travailler. Qu'est-ce que ça pouvait être ? Ou plutôt qui se risquait à être debout à cette heure-ci ? Je lâchai alors mes outils, me dirigeant vers l'endroit où j'avais entendu le nuit. Espérant ne pas découvrir des vilaines bestioles ou quoi que ce soit dans ce genre. Je n'avais pas peur, j'étais curieuse. Je voulais savoir qu'est-ce qu'était ce bruit qui m'avait dérangé dans mon travail. Alors que j'étais supposée être seule. Je m'approchai alors davantage avant de voir une silhouette masculin qui me disait quelque chose... Et pourtant je n'étais pas capable de mettre un nom sur cette silhouette. Je m'approchai alors davantage, avant de lancer, pour attirer son attention. « Tu ne devrais pas être ici, c'est interdit. » Et pourtant je m'en fichais un peu. Finalement, il décida de se retourner. Et je le reconnu immédiatement. Will. La question était, que faisait-il là ? « Qu'est-ce qui t'amène par ici ? Tu ne devrais pas dormir à cette heure ? » Disait la fille qui travaillait actuellement. Oui, très crédible, je vous l'accorde. Mais bon, notre cas était différent puisque logiquement, lui ne travaillait pas actuellement, alors que moi, si.

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MessageSujet: Re: bad day, bad life. (WILL)   Sam 15 Mar - 19:42


Il n'y arrivait pas. A dormir. Il s'était tourné, retourné sans aucun succès. Par peur, par honte. Il ne savait pas vraiment. Il ne voulait simplement pas voir, plus voir. Alors, c'est un peu hagard qu'il se retrouva à errer dans la nuit, une bouteille de bière dans la main. Espoir, aucun. Juste quelque chose pour oublier. Pour fermer les yeux...Enfin. Et pourtant, elle était là, juste pleine, non ouverte. Il n'avait pas soif, il n'avait pas envie. Pour une fois. Alors, il errait simplement, regardant à droite, à gauche. Cet endroit qui lui rappelait son camp à lui. Cet endroit qui lui rappelait des souvenirs, à la fois bons et mauvais. Parce qu'il n'y avait pas que le mauvais. Parce qu'il avait eu des compagnons, des rires, des pleurs de joies. Mais, tout avait été gâché, tout avait disparu dans un brouillard, dans des larmes. Il n'avait rien envie de faire ici. Il n'avait rien à faire ici. On l'avait forcé, il ne voulait pas. Un soupire, un tremblement, il était pâle, il avait des cernes. Mais, cela ne changeait pas de d'habitude. Alors, ce n'était pas grave. Il se glissa doucement dans les différentes zones de la base, suivant simplement la route. Sans s'aventurer trop loin, sans s'aventurer trop prêt...

Jusqu’à ce qu’il la voit. Cette lumière. Étoile dans la nuit noire. Elle brillait là-bas, au fond. Tel un ver-luisant appelant. Tel le fond d’un tunnel. Et, sans vraiment savoir pourquoi, l’esprit ailleurs, il s’y dirigea simplement. Essayant de ne pas penser, d’oublier. Comme tous les jours, comme toutes les heures…oublier.

Ce fut discrètement qu'il se glissa dans cet endroit, un atelier ? Fixant un peu étonné, surprit de voir les avions qui pouvait s'y trouver. Il ne l'aurait surement pas avoué, mais, il n'en avait jamais vu d'aussi prêt en fait. Oh, oui, il en avait vu, le frôler, voler trop bas, voler trop haut. Lâcher des bombes, lâcher des tirs. Un frisson, un tremblement. Horreur, terreur. Mais, ici, comme ça, c'était la première fois. Et, ça avait ce côté attirant, ce côté sublime. Magnifique. Puissant et grand. Infaillible. Et pourtant...ils tombaient, ils mourraient, eux aussi. Et c'est doucement qu'il s'approcha un peu plus. A pas de loup, à pas de chat. Comme un soldat savait si bien le faire sur le champ de bataille, silencieux. Il s'approcha simplement pour toucher. Tôle froid, tôle infaillible. Il se mordit un peu la lèvre, sans faire attention à qui avait pu allumer la lumière. Juste intrigué, attiré. Comme jamais depuis...là-bas. Mais, c'était si étonnant, si froid également... « Tu ne devrais pas être ici, c'est interdit. » Il sursauta, lâchant sa bouteille de bière, se retournant violemment, prêt à tirer...s'il avait eu une arme. Il ne l'avait pas entendu arriver, elle l'avait surpris. Et, la terreur s'était glissée sur son visage, le temps d'un instant. Avant de voir la jeune femme avant de laisser son cœur calmer ses battements. Merde. Il détestait ça.

Doucement, il fronça les sourcils. Son visage lui disait quelque chose...« Qu'est-ce qui t'amène par ici ? Tu ne devrais pas dormir à cette heure ? » Ah oui. Elle. Il grimaça, une main glissant dans sa nuque avant qu'il ne remarque la bière explosé au sol. Mhmm...fallait peut-être qu'il nettoie ça, non ? Redressant le visage, un peu perdu, paumé. Il ne s'était pas attendu à voir quelqu'un, il haussa simplement les épaules. « Je n'arrivais pas à dormir. » De toute façon, que pouvait-il dire de plus. Rien. Parce qu'il ne dirait rien de plus. Ni pourquoi, ni comment. Il pointa lentement la flaque à ses pieds. « Faut p'têtre que je nettoie ? » Bah oué, il était peut-être con. Mais, il n'allait pas laisser ça comme ça. Elle se ferait surement reprendre sur la tenue de son atelier. Nous étions à l'armée... Peurs, pleurs. Il ne voulait pas être là. Pas là où tout le ramenait à là-bas. Peurs, pleurs. Il se sentait faible et détruit.
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bad day, bad life. (WILL)

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