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 On a frôlé la vie ! ( Demyan )

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MessageSujet: On a frôlé la vie ! ( Demyan )    Dim 16 Mar - 20:10

« On a frôlé la vie. » Avait-elle pensé ce soir là. Ils étaient deux. Deux personnes conscientes de leurs faits et gestes. Passer la nuit ensemble, c'est une chose. Savoir gérer le lendemain avec ses situations complexes en est une autre. Encore plus lorsqu'on ne se trouve pas chez soi. Cette phrase, qu'elle s'était répétée dans le feu de l'action, elle aurait aimé lui dire. Mais impossible. Aucuns mots, ni même aucuns sons n'émanaient du corps d'Elia. Comme à son habitude, elle restait muette et paraissait vainement satisfaite en apparence. Mais si elle lui avait juste dit cette phrase, il aurait comprit. Il aurait comprit que c'était la première fois qu'Elia se sentait si vivante, exaltée, et épanouie sexuellement.
Le réveil d'Elia, lui, était mitigé. Doux mélange d'apaisement et d'excitation. Les yeux encore mis clos, elle tourna le dos à Demyan. En réalité, elle ne voulait pas de cette situation gênante où tous deux se réveillent côte à côte, et se regardent dans le blanc des yeux pour se dire mots doux ou fâcheux mensonges. Elle se leva, en prenant le soin de ne pas tirer la couverture. La trentenaire avait soif. En connaissance des lieux, elle se dirigea non sans automatismes, vers la cuisine. Etre complètement dénudée dans l'appartement de l'homme ne la gênait pas le moins du monde. Plus étonnant encore, elle se permettait d'observer les décorations que celui-ci avait obtenu, accrochées au mur.
Son verre d'eau enfin servi, elle observa pour une énième fois l'appartement luxueux de par sa surface. Des meubles lui décrochaient des sourires presque moqueurs, d'autres une moue d'admiration. Cet homme méritait cet appartement. A son image, grand et vide. Pas vide d'intérêts non, vide d'émotions. Ou du moins elle le croyait. Elle haussa les sourcils, prenant conscience qu'elle ne le connaissait pas si bien que ça. Pourtant si on le lui avait demandé, elle aurait pu énumérer ses qualités. Il en était rempli. En revenant au lit, tout en essayant de poser son verre, elle le contempla, encore dans les bras de Morphée. Il était si beau. Mais si jeune. Il avait trois ans de moins qu'elle.. Mais ! Pourquoi dont s'obstinait-elle à se focaliser sur lui, ses qualités, et son âge un peu repoussant ? Cette dernière question fut l'ultime, puisqu'en même temps qu'elle le regardait, elle en avait oublié qu'elle essayait de poser son verre sur la table de chevet. Un bruit de casse résonna dans tout l'appartement. Elia se coucha presque automatiquement dans la lit; militaire dans l'âme ou simple réflexe animal ? Même si Demyan venait d'ouvrir les yeux il ne pouvait apercevoir les joues rosies d'Elia, et son sourire malicieux en coin. Elle savait qu'elle venait de faire une connerie, et qu'elle ne pouvait accuser un chat, puisqu'il n'y en avait tout simplement aucun. Mais si elle avait ce petit sourire en coin, c'était bel et bien parce qu'elle se sentait définitivement bête. Sans même se retourner vers lui, elle devinait qu'il s'était réveillé.

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MessageSujet: Re: On a frôlé la vie ! ( Demyan )    Dim 16 Mar - 21:28

ELIA & DEMYAN : tell me how could it be any better than this ?
On a frôlé la vie !


Depuis un certain temps, je commençais à réapprendre à vivre. Le corps allait mieux, bien que marqué, alors que l'esprit lui, entamait juste sa rééducation. Les cauchemars, les nuits blanches, les sortes de crises d'angoisse comme si j'étais une fillette de cinq ans apeurée par son ombre. C'était mon quotidien, ma routine. C'était la face cachée de la lune. Oui, la lune c'est moi. Je dois avoir au moins de cratères que ce gros caillou et une façade tout aussi sombre. Nous en avions tous une, l'Homme était ainsi fait. La raison pour laquelle je commençais à sortir de mon ombre, c'était une femme. Oh oui le gros cliché. Mais non. Non, pas possible. Bien qu'Elia me permette un état de plénitude et de bonheur retrouvé, ce qui était bien et il fallait l'admettre, notre relation n'était pas basée sur du long terme ou du court terme, il n'y avait pas ce genre de questions. D'ailleurs, il n'y avait aucune question, du moins pour le moment. Nous nous laissions aller, ce qui était à la fois délicieusement difficile mais profondément agréable. Cette magnifique brune me redonnait la vie sans s'en douter -je ne voulais pas faire dans le sentimentalisme- mais ce sourire béat que j'avais à chaque fois que son regard se posait sur moi et inversement.. C'était meilleur que tous les antalgiques du monde. J'avais les yeux fermés, le corps encore endormi et pourtant mon esprit bouillonnait déjà. Cette nuit et toutes les autres, avaient été des plus agréables et je commençais sérieusement à y prendre goût, même si ce n'était pas forcément une envie réciproque. Mais le regard, ce regard magnifique, cela ne pouvait qu'aller dans ce sens. Enfin, je l'espérais.

Un mouvement de draps se fit sentir sur ma peau, ce qui me força à ouvrir les yeux discrètement. La jolie brune se leva et se dirigea vers la cuisine, dans son plus simple appareil. Bon, au moins elle devait se sentir à l'aise pour déambuler en tenue d’Ève. Mon regard ne s'en plaignait pas, bien au contraire, j'essayais de me délecter aussi discrètement que possible de ce que mes yeux me permettaient d'admirer. Je n'osais pas être ainsi, j'étais plus fier de mes médailles que de mes cicatrices. Les médailles suscitaient l'admiration, les cicatrices, seulement des questions et de la pitié et je n'en voulais pas. J'avais fait le stock pour les trente années à venir. Le bruit de ses pas aériens vint sonner à mes oreilles comme une mélodie, je fermais les yeux aussitôt pour continuer ma supercherie. Je sentis son regard sur moi et mes joues virer écarlates. Alors que je commençais à faire le calme autour de nous, de notre bulle, un bruit strident se fit entendre, me faisant sursauter par la même occasion. Oui, sursauter. L'Irak change bien des choses, j'aimerais bien vous y voir. Je me relevais alors sur mes coudes, retrouvant le calme de ma respiration et relâchant le drap. Mon regard se posa sur Elia, légèrement inquiet. Cette dernière était dos à moi, je posais alors ma main délicatement sur son épaule avant d'y déposer un baiser. Je m'approchais alors de son oreille. « Bravo Lieutenant, j'espère que vous faites preuve de plus d'adresse avec votre avion. » Ton autoritaire et voix grave, je ne tardais pas à afficher un large sourire espiègle. Je posais ma main sur sa chute de rein, la prenant alors plus ou moins dans mes bras. Elle allait finir par causer ma perte.

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MessageSujet: Re: On a frôlé la vie ! ( Demyan )    Mar 18 Mar - 23:11


Même le verre brisé qui gisait au sol semblait jouir de cette situation vraiment cocasse. Les yeux rivés sur les mur et ses multiples décorations, la jeune femme ne voulait pas se confronter au regard bleu azur du lieutenant. Elle sentait déjà cette divine odeur de parfum se rapprocher de son corps quelque peu moite. Demyan avait cette fâcheuse tendance à être dix fois plus sexy au réveil que la veille au soir. Les cheveux ébouriffés et le torse à découvert y étaient pour quelque chose. Mais ce parfum, lui, était d'autant plus ravageur. Elia leva les yeux au ciel puis se mordit la lèvre inférieure en guise de sourire, en percevant le ton autoritaire dans la voix de ce bon Demyan. Celui-ci bougea encore un peu plus. Cette fois-ci, c'était pour poser le plus délicatement possible sa main sur le bas du dos, pour glisser plus précisément sur la hanche. Elia se sentit frémir. C'était non sans effort qu'elle s'avouait une triste vérité. Demyan était un des seuls hommes qui pouvait prendre son contrôle avec un ton autoritaire sans lui faire hérisser les poils. Ou du moins, pas dans le même sens que lorsqu'elle se contrarie. Ses quelques mots presque murmurés à l'oreille ne faisait qu'empirer l'état actuel d'Elia.
« En ce moment je perds tous mes repères.. » dit-elle en se retournant pour lui faire face, enfin. « Comment pilote-t-on avec adresse déjà ? » répondit-elle non sans un sourire coquin doté d'un grain de malice. Son sourire était son arme fatale, lui avait-on dit. Qu'importe, Elia souriait spontanément, pas pour draguer, ni pour arriver à ses fins. Avant même de le laisser répondre, elle lui grimpa dessus, presque sans gênes. Les bras du jeune hommes semblaient servir de manche à Elia. Oui le manche, cette commande qui permet de diriger son avion. Certes, maintenant beaucoup de choses étaient électroniques, mais se retrouver à manier le manche était encore commun... Les draps s'étaient coordonnés aux mouvements bruts de la brune, se coinçant entre les deux jeunes gens. Il n'y avait rien de plus plaisant que de maitriser la situation aux yeux d'Elia, et prendre le dessus sur Demyan était la preuve qu'elle adorait ça. Elle sourcilla légèrement avant de parler de nouveau. « Ais-je été adroite ? » Son sourire radieux refit surface. Adroite ? Peut-être. Douce? Sans doute pas. Un courant d'air frais s'invita à la partie, donnant une grande gifle au bras d'Elia. Son sourire se transforma en une moue râleuse. La fenêtre qui était entre-ouverte donnait sur une vue splendide. Elia vint à se demander pourquoi tel appartement ne lui avait pas été vendu. Peut-être parce qu'à l'époque où elle cherchait un logement, elle n'avait presque aucuns revenus.. Le regard d'Elia se détourna de nouveau, pour tomber sur une des cicatrices de Demyan. Elles avaient beau parcourir son corps, elles étaient loin de repousser la femme. Même si certaines questions lui brûlaient la langue, Elia se retenait avec aisance. Il n'y avait rien de plus indiscret et incommodant que de poser de telles questions. Quoique, si. Les regards qu'elle y jetait au moment présent. «Je... » Elle lui caressa du bout des deux doigts, une cicatrice sur sa cuisse gauche, en la longeant avec précision. Elle savait parfaitement que ces cicatrices étaient de mauvais souvenirs de guerre. Ce qu'elle voulait véritablement savoir, c'était si Demyan s'était remis de tout ça. Elle ne voulait pas l'accabler, ni l'arroser de questions, juste savoir si le cap de l'horreur et des cauchemars était passé ou non. Après tout, elle l'avait déjà surprit à parler de choses incohérentes dans ses rêve. Mais non, il allait prendre peur. Il allait se défiler, comme l'aurait fait Elia il y a peu de temps. Leur relation n'était que sexe. Blagues et sexe. Quoique.

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MessageSujet: Re: On a frôlé la vie ! ( Demyan )    Dim 23 Mar - 12:21

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On a frôlé la vie !


Les yeux fermés, je me sentais léger, je n'avais plus ce corps ni cet esprit alourdis par une expérience malheureuse. Je me sentais bien, je pouvais être le Demyan d'avant, insouciant et naïf, incroyablement libre. Et puis, je voyais des nuages s'amonceler, devenant très vite menaçant. Ce n'était pas toujours des nuages d'orage, mais de bombes ou de balles. Cela avait été mon enfer, j'en avais été un survivant, pour au final revenir parmi les vivants. Un chemin inverse d'un mauvais film d'horreur au budget réduit en somme. Tout avait été à faire, réapprendre à parler, à manger, à marcher, bref à être. Bizarrement, tout cela s'était déclenché après coup, seulement lorsque j'étais rentré dans une base américaine. Peut-être avais-je trop vite baissé ma garde, peut-être avais-je été plus en confiance dans ce petit village irakien. Peut-être. Ces décorations au mur n'étaient pas faites pour intimider ou susciter l'admiration mais plutôt pour faire comprendre que le faste de l'armée n'était bon que pour les morts ou les soldats marqués à vie. C'était ainsi, il fallait bien motiver la prochaine génération de chair à canon, le cycle devait être assuré. Heureusement que l'armée ne se limitait pas qu'à cela. Non loin du bureau, il y avait la photo de mon meilleur ami et de mon ancienne unité. Nostalgie ou moteur pour aller de l'avant ? Dans l'instant précis, il s'agissait plus d'un moteur, ils me manquaient mais la vie continuait, je leur devais bien cela. Lorsque je cherchais l'apaisement, je trouvais le contraire, provoquant de drôles de rêves -qui n'ont rien de marrant d'ailleurs. La vie était joueuse, nous n'étions que ses pions et rares osaient s'élever au rang de cavalier sans en payer le prix fort. J'avais osé, j'avais payé et ma dette commençait à être remboursée. Qu'est ce qui me fait penser un tel raisonnement ? La jolie brune dans mon lit, juste à côté de moi. Elia, la seule qui m'avait inspiré assez de folie pour que je la laisse entrer, la seule qui m'avait permis d'oser, sans vraiment s'en rendre compte d'ailleurs. Tout se faisait naturellement, spontanément et c'était tout bonnement merveilleux.

Enivré par son regard, séduit par son sourire, je ne me souviens pas avoir été ainsi à cause d'une femme auparavant. Même si notre relation était sans étiquette, il n'empêchait que je l'appréciais énormément, probablement un peu trop mais c'était un autre problème. Je me sentais en confiance avec elle, nous n'étions que sur les plaisirs des mots et les plaisirs du corps, sans complication apparente. Pourquoi apparente ? Elles finiront par arriver, elles finissent toujours par pointer le bout de leurs emmerdes, un peu comme pour pimenter un plat déjà trop relevé. Carpe diem, il fallait savourer l'instant présent, c'était tout ce qui comptait. Son sourire radieux, son regard plein de malice.. Il n'en fallut pas plus pour que mon coeur batte à en sortir de ma cage -thoracique. J'osais alors approcher mon visage du sien, frôlant ses lèvres. Alors que je pensais avoir le dessus, vu que la jolie brune perdait tous ses repères, cette dernière prit l'avantage, se mettant à califourchon sur moi. Il n'y avait pas à dire, elle savait piloter et retourner des situations à son avantage, comme la pilote experte qu'elle était. Mon regard était plongé dans le sien et n'était pas prêt d'abandonner ses yeux magnifiques, alors que mes mains audacieuses se posaient sur la chute de rein pour remonter sur les côtes de la jeune femme. « C'est pas si mal pour quelqu'un qui perd ses repères.. » Je m'approchais alors dangereusement de ses lèvres mais quelque chose me bloqua. Mon sourire s'était effacé, mon regard n'était plus le même. Je sentais le contact de ses doigts, pourtant que j'aimais par dessus tout, à un endroit que je détestais au possible. J'étais pétrifié, littéralement bloqué. Un sifflement dans mes oreilles se fit entendre, je n'arrivais pas à m'en débarrasser. La chaleur de mon sang s'était dérobée, par réflexe, je dégageais la main d'Elia brutalement. Je me défaisais de son emprise, passant ma main sur mon visage, lourdement. Soit je la faisais entrer complètement, soit je la rejetais. Je tenais trop à elle pour la rejeter ou même la laisser entrer. Car la rejeter signifierait la perdre, la laisser entrer voudrait, dans sa finalité, renoncer à elle. Bref, dans tous les cas, c'était être sans elle et c'était la dernière chose que je voulais. « Elia.. Hm.. Tu veux un truc à manger ? » Je baissais la tête et fonçais dans la cuisine prendre quelque chose à manger pour deux. J'avais posé mon regard, au passage, sur le cadre contenant la photo de mon meilleur ami. Je m'asseyais à ses côtés, en lui donnant ce que j'avais trouvé dans la cuisine. « Je pensais pas qu'on aurait l'occasion d'en parler. Je pensais pas. » Je n'avais toujours pas affronté son regard à nouveau, j'étais dos à elle. Les complications ne faisaient que commencer.

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MessageSujet: Re: On a frôlé la vie ! ( Demyan )    Mer 9 Avr - 10:21


"Les meilleures choses ont toujours une fin" répétait inlassablement la mère de la jeune brune. Elia s'était toujours dit que cette phrase ne signifiait rien. Que c'était un comportement trop simpliste que de la crier haut et fort. Mais elle ne lui en voulait pas d'être si pessimiste. Le père d'Elia lui en faisait voir de toutes les couleurs, et les deux parents se séparaient à longueur de journées, avant de se rabibocher. La situation d'Elia concernant ses relations amoureuses est si chaotique, qu'elle ne pense jamais à faire le rapprochement avec les problèmes de ses parents et ne préfère pas du tout se remettre en cause. Demyan était bel et bien le seul homme du moment à lui redonner le sourire le temps d'un instant. Il illuminait en quelque sorte sa journée. Mais cela était éphémère. Tout simplement parce que, respectivement, aucun des deux ne savait véritablement ce qu'il désirait concernant cette relation. Un coup les mots doux vont être de rigueur, et le lendemain, les regards fuyants les remplaceront. Tout ça, juste parce qu'aucun ne sait comment s'y prendre. Comment expliquer ce qu'ils ressentent? Comment continuer à entretenir cette relation aussi bénéfique et relaxante sans se poser de questions ? Certains choix étaient bien trop durs.
Concernant Demyan, il était cette parfaite combinaison de l'homme idéal, et de l'homme brisé qu'on ne pourra jamais réussir à aider. La complexité donnait des fantasmes à Elia. Mais lorsqu'elle toucha une corde sensible, elle se fit tout de suite rappeler à l'ordre. " Demyan.. Merde. Arrête. Me proposer de manger ? T'es sérieux ? J'ai pas faim. Lâche-moi. Parle moi. Aim... non, ne m'aime pas. Je te hais d'être si renfermé. Ouvre-toi. Non ne le fait pas. Je ne sais plus. J'ai peur. Que la nuit revienne. Qu'on se retrouve de nouveau. Sans paroles. Tu es bien mieux avec moi quand tu ne me parles pas. Je le sais. Je t'apprécie. Mais je veux parler. J'ai besoin de parler. Regarde moi. A quoi je ressemble ? Une simple poupée gonflable ? Je suis forte. Mais toi, tu l'es encore plus. Je sais que tu me veux, et à la fois pas. Je ne suis pas un jouet. Pourquoi est-ce que je deviens si compliquée ? Ta faute ou la mienne ? " Tout s'était chamboulé en elle. Comment réagir après ce comportement si étrange de la part de Demyan, son si bon amant ? « Ne m'en parle pas. » répondit-elle sur un ton désenchanté. Elle était tellement bousculée que son débit de parole en était accéléré. « Si tu savais comme j'aimerais t'entendre parler. » Ses idées se contredisaient, mais au final, plus elle parlait, plus la vérité sortait de sa bouche. « Je sais que notre relation se résume assez rapidement. Et j'en profite énormément. Mais j'aime parler. J'ai besoin de parler. Une blessure est une blessure. Et je sais que tu ne m'en parlera pas, et qu'on continuera à se voir. Mais moi. J'ai besoin de parler. Tu es ma facette la plus étrange et la plus désirée à la fois. » Lui disait-elle maladroitement. C'était ça. Demyan était son côté imprévisible, et inconnu. Il était cette énigme jamais résolue.

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MessageSujet: Re: On a frôlé la vie ! ( Demyan )    Ven 18 Avr - 10:26

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A mon retour d'Irak, je n'avais jamais envisagé retrouver une vie normale. Je voulais continuer à vivre mais ce ne serait plus jamais de la même façon. C'était ainsi. Nos épreuves nous changeaient, notre expérience devenait plus importante et pourtant, tout devait continuer. Nous n'étions plus les mêmes mais tout recommençait. Je n'avais plus espéré plaire à quiconque, me répétant inlassablement que si je ne voulais pas avoir de questions, je ne devais rien montrer. Les cicatrices, les tremblements, la rééducation, les cauchemars, les cris. Tout devait être caché si je voulais encore aspirer à une vie normale. Mais ce n'était que s'attacher un bandeau sur les yeux, plus rien ne serait normal. A quoi bon espérer ? Et puis Elia, ce bout de femme m'a fait oser espérer, m'a fait oser être normal. Mais qu'est-ce que la norme ? Ce n'est rien d'autre que l'aspiration à une vie sans vague, être comme les autres pour ne pas susciter l'attention. J'en avais trop suscité avec l'armée, la cour martiale et le séjour à l'hôpital. Je n'étais plus Demyan Adlerberg mais "le gars qui s'était fait tirer dessus" ou encore "le blessé par l'armée américaine" et la meilleure "l'arabe américain", parce que j'avais été prisonnier et que je n'avais pas tué tout le village, au contraire, je les avais aidés. Une sorte de traître. Si tu savais Elia, je ne devrais même pas avoir la chance de te connaître, de partager ta chaleur et ta tendresse. Je ne devrais pas, ce que tu vois, ce ne sont pas des blessures de guerre, d'un héros américain mais juste d'un idiot qui s'est trouvé au mauvais moment au mauvais endroit et à qui on a donné ces médailles pour me faire taire. C'est tout, je ne mérite rien. Quand je la vois poser son regard sur moi, lorsque nous sommes que tous le deux, je me sens bien, je me sens apaisé et vivant. Lorsque nous sommes que tous les deux, il n'y a pas de questions à se poser, tout est simple, tout se fait naturellement et c'est ce qui fait la beauté de notre relation mais aussi sa complexité. En effet, une fois que notre bulle est brisée et qu'il faut retourner sur Terre, parmi les autres, tout est différent. Je ne sais plus quoi faire tant l'envie de l'embrasser m'obsède, tant le besoin de la prendre dans mes bras se fait sentir. Mais je ne peux pas, je n'ose pas. Alors, plutôt que de céder à mes envies, à ce que me dicte mon coeur, j'obéis à mon cerveau qui opte plus de retenue avec une stratégie de regards fuyants.

Avouer que notre relation était simple à résumer était une erreur. Elle était indéfinissable, peut-être parce qu'aucun de nous deux ne voulait poser des limites à ce que nous étions entrain de vivre, par des étiquettes conventionnelles. Non, c'était bien trop unique et bien trop précieux pour qu'on puisse vouloir ternir cet éclat par une appellation vulgaire. Je crevais d'envie de lui parler mais j'avais trop peur de la perdre. Je m'étais attaché à elle de façon si intense et subite que je ne pouvais pas renoncer à elle. Je m'étais promis de ne plus jamais aim.. De ne plus laisser quelqu'un entrer après ce qui s'était passé. Mon meilleur ami était mort, j'avais tout perdu en devenant mort et je préférais que ma mère, après la peine qu'elle avait eu, une fois le deuil fait, continue à me croire mort. Que dire ? Que répondre ? Je n'en savais rien, je ne savais plus comment faire. Par un geste audacieux, j'embrassais Elia, avec fougue et passion, comme je ne l'avais jamais encore embrassée. Nos lèvres s'embrasèrent, à mesure que notre baiser grandissait en intensité. Mon pouce redessinait ses traits déjà parfaits, j'ouvris lentement les yeux en serrant la mâchoire. « Ce que nous avons est unique, il est indéfinissable. Je tiens à toi et si ce baiser était le dernier, au moins j'y aurais mis tout ce que je ressens pour toi. Je ne veux pas que mon passé te fasse fuir. Les sentiments, c'est trop compliqué, manger, c'est tellement plus simple. Ça ne règle pas tout mais ça permet de prendre des forces pour oser te parler. » Je gardais la tête baissée, je ne savais pas ce qu'elle attendait que je dise, si elle voulait l'histoire courte ou l'histoire longue. « Tu me plais énormément et je ne veux pas que tu me voies comme celui qu'il faut ramasser à la petite cuillère ou qui inspire de la pitié, je ne suis plus cet homme-là. Je.. Je veux juste profiter d'être avec toi, même si je sais que je te mérite pas. » J'essayais de respirer, de façon normale, jamais je ne m'étais trouvé dans une telle situation auparavant. Trouver les mots justes revenaient à chercher une aiguille dans une botte de sable. Mais Elia en valait la peine et l'effort, rien n'était assez beau pour elle et il était temps qu'elle en ait pleinement conscience. « C'était il y a cinq ans, en Irak. Et.. mon unité s'est retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment. On a été pris en embuscade à la fois par des talibans mais aussi et je suis pas censé en parler, par une autre unité américaine. Mon fin j'ai, j'ai porté mon meilleur ami mais c'était trop tard. J'ai perdu connaissance, ils nous ont laissé là, pensant qu'on était morts. J'ai été recueilli dans un village, pendant huit mois. C'est pas du tout ce qu'on voit à la télévision ou dans les séries, avec des tortures et tout ce qui s'en suit. Non, ils m'ont soigné et caché, je les ai aidés en retour. Et au final, j'ai été considéré comme un déserteur et un traître par mes supérieurs. Ce que j'ai sur la cuisse, ce sont des balles américaines, au bras gauche, c'était une grenade, dans le dos et sur le torse, je ne m'en souviens plus. » Je pris le temps de respirer, cherchant le regard de la jolie brune, avant de rester le regard rivé sur le plancher. « Tu es la seule à qui j'en parle. Ceux qui sont au courant n'ont fait que lire mon dossier, tu es la seule Elia. » Mes mains serrèrent les siennes aussitôt, je sentais mes yeux me brûler. Ne pars pas, pas toi s'il te plaît.
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On a frôlé la vie ! ( Demyan )

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