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 Y're a squatter, Halstead ※ Jax

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✈ ÂGE : 27 ans
✈ AVATAR : Keira Knightley
✈ MÉTIER : Conceptrice et manager des systèmes d’information
✈ STATUT : Mère célibataire d'un petit Louarn de 5 ans
✈ GRADE : sous-officier, adjudant-chef
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✈ CRÉDITS : Tatsuki
✈ DATE D'ARRIVÉE : 10/03/2014


MessageSujet: Y're a squatter, Halstead ※ Jax   Dim 16 Mar - 14:49

-Maman, on mange quand ?

Tu ne te retournes pas, te contentant de te mordiller la lèvre. Quelle catastrophe. Tu savais bien que tu n'était pas faite pour être mère au foyer mais, une nouvelle fois, cela se confirme. Tu es une catastrophe en cuisine. Pourtant tu fais des efforts mais tu es si peu concentrée qu'il y a toujours un problème. Et puis, il faut avouer que tu as filé une bonne quinzaine de minutes dans ton bureau, comprenant enfin comment rectifier un bug dans un de tes programmes. Résultat, le repas semble être bel et bien être fichu. Tu aurais peut-être le temps de changer tes plans, de trouver autre chose à cuisiner, après tout le frigo est plein à ras-bord, mais tu es tellement désespérée de voir quel nouvel échec culinaire tu te dois d'essuyer que tu as perdu un peu de ta motivation. Par moments, tu regrettes un peu ta mère et ces leçons de cuisine qu'elle essayait de te donner. En vain, tu as toujours préféré sortir t'entraîner avec Ares. Tu vois le résultat. Un profond soupir t'échappe tandis que tu te retournes, observant enfin ton petit garçon.

-Je ne sais pas, mon grand...
-Tu as encore fait cramer la viande ?


Tu grimaces un peu. Oui, il a l'habitude. Mais au lieu de faire la tête, il amène une chaise, grimpe dessus et vient voir le massacre. Il se met alors à rire, et tu l'imites très rapidement. Ah la la. Quelle mère fais-tu, hein ? Tu n'en as pas la moindre idée. Tu fais de ton mieux mais ce n'est visiblement pas suffisant. Ton fils te déconcentre un peu, attrapant ta main et te regardant. Tu plonges alors au fond de son regard, lui souriant tendrement. Il ressemble tant à son père, ton petit Louarn... Ta main libre vient glisser sur sa joue, puis dans ses cheveux afin de le recoiffer un minimum. Il a joué dans les couvertures, ses cheveux en sont électriques à présent. Il te sourit alors.

-C'est pas grave maman. J'ai pas trop faim.
-Oh, mon chéri... Tu préfères qu'on sorte et qu'on aille manger au restaurant de la base ?
-Non, c'est plus bon quand c'est toi qui fait à manger.


Petit menteur as-tu envie de lui dire. Mais tu n'en fais rien. Il t'a redonné le sourire, comme toujours. Alors tu l'attires dans tes bras et lui fait un gros câlin. Il referme ses petit bras autour de ton cou et se laisse aller contre toi. Rares sont les personnes pouvant te voir aussi douce, aussi tendre, Enyo. Il n'y a guère que ton fils et ton frère qui ont le droit à de telles démonstrations d'affection, sans aucune retenue. Les autres peuvent aller se faire voir. Bref. Tu le gardes quelques longues minutes contre toi, sans réfléchir, profitant juste de ce câlin. Puis ton regard se porte vers l'horloge. Ce n'est pas tout, mais il faudrait que ton fils ait quelque chose dans l'estomac. Tu ne sais pas encore quel sera le programme de l'après-midi mais ce sera agité, dans tous les cas, alors il a besoin d'énergie. Tu le relâches alors enfin, lui souriant.

-Très bien, je vais changer de plan. Tu peux aller me chercher deux tomates, s'il te plaît ?
-Oui maman !


Tu souris tendrement en le regardant sauter de sa chaise et filer au frigo afin de trouver les tomates. Ta précédente entrée est ratée aussi niveau assaisonnement. Il faut tout recommencer de a à z. Tant pis, tu as une petite idée d'un plat relativement rapide à faire. Il t'apporte les tomates et tu prends bien soin de les découper de manière très régulière, en croissants. Puis tu vas déposer les quartiers dans l'assiette de ton fils, formant un visage souriant. Il rit avec toi tandis que tu t'occupes de ta propre assiette, bien moins décorée. Ah la la, qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour amuser les petits ? Enfin, tu t'amuses aussi, c'est le principal. Au moins, tu es douée quand il s'agit de manier un couteau, c'est déjà un minimum. Tu mets deux escalopes de poulet à décongeler, très concentrée dans ta cuisine bien que, régulièrement, tu lèves les yeux vers ton fils. Tu souris en voyant les quartiers de tomate disparaître de son assiette au fil des minutes. Ah la la.

Soudain, tu entends qu'on frappe à la porte. De la visite, à cette heure ? Tu en reçois rarement. Tu fronces légèrement les sourcils. On ne peut tout de même pas venir t'appeler pour une urgence, tu as promis à Louarn de passer la journée avec lui ! Tu ne peux pas lui faire ce coup-là, pas aujourd'hui ! Profitant du fait que rien ne cuise encore, tu laisses tout sur le plan de travail, indiquant à ton fils de rester dans la cuisine, puis vas donc ouvrir, rabaissant tes manches que tu avais précédemment relevées. Prudente, tu ouvres lentement la porte... Et écarquilles légèrement les yeux en te retrouvant face à un certain blondinet. Un blondinet que tu commences à connaître, étant donné que pendant trois mois il passait au moins une nuit chez toi, dans le cadre d'une thérapie complètement bidon imaginée par votre psychologue de la base.

-Jax !? Mais qu'est-ce que...

Tu fabriques ici. Quelle question. Quand il débarque ainsi, à l'improvise, c'est qu'il a envie de passer du temps avec vous. Et là, à voir l'heure, il vient certainement manger avec vous. Un soupir fatigué s'échappe d'entre tes lèvres alors que tu lèves les yeux au plafond. Il y a des journées, comme celle-ci, où rien ne se passe comme prévu. Mais tu es heureuse de le voir, même si, en apparence, tu fais la moue. Tu aimes sa présence, aussi étrange cela puisse paraître aux autres, toi qui ne t'attaches à personne. Alors, quelle carte joues-tu ? Tu lui fait croire qu'il tombe mal, qu'il doit s'en aller parce que tu ne vas pas tarder à retourner travailler ? Ou tu le laisses tout simplement entrer ? Hum... Bonne question. Tu as bien envie de l'embêter un peu. Mais comment ? Oh, ton cher petit Lou trouvera bien une idée, il est très doué. Tu t'écartes donc, lui laissant la place pour entrer.

-Allez, entre espèce de squatteur.

Finalement, tu lui souris. Qu'il entre donc, c'est ta journée détente, l'avoir avec vous ne pourra qu'être sympathique. Oui, tu lui as ouvert ta porte. Oui, tu lui as offert ton amitié, malgré votre tempérament assez prononcé à tous les deux. Tu l'apprécies, sincèrement. Tu es là pour lui, il est là pour toi. Même si ce n'est pas une idée, même si un jour lui aussi retournera sur le front, même si tu ne veux plus avoir à souffrir des pertes causées par la guerre, par ces ridicules diplomates qui n'ont qu'un seul intérêt en vue : le fric, tu l'apprécies quand même. Bref. Tu verras plus tard ce que tu dois faire avec lui, en attendant, tu profites juste de votre lien.

-JAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAX !!!

Tu éclates de rire en voyant ton fils sortir en trombe de la cuisine en hurlant et sauter dans les bras de ton ami. Ah la la, c'est vrai qu'il l'adore ce paramedic. Tu secoues la tête, quelque peu désespérée. Ton fils est extrêmement sociable, c'est un réel avantage mais pourtant, parfois, tu préférerais qu'il soir un peu plus méfiant, un peu plus prudent avec les autres. Il est encore jeune, il n'a certes pas ton expérience de la vie, mais s'il apprécie aussi facilement les autres, son cœur souffrira bien trop facilement dans le futur... Enfin, chaque chose en son temps. Tu le protégeras du mieux possible. En attendant, tu les regardes tous les deux... Et un sourire limite sadique vient étirer tes lèvres. Ahah, tu sais quoi faire.

-Tu tombes bien en fait, j'allais faire des samoussas au poulet, tu vas pouvoir me donner un coup de main. Si c'est pas trop raté, tu auras droit à une glace au dessert, tout comme Lou.

Toi, manipulatrice ? Roh, non, si peu. Ton fils retourne au sol et file dans la cuisine alors que, une nouvelle fois, tu ris. Qu'est-ce que cela fait du bien, de se détendre un peu... En attendant de regagner la pièce, tu regardes un peu plus attentivement le squatteur. Ton regard se fait insistant, même si tu ne dis rien. Tu ne comptes pas poser des questions mais la manière dont tu l'observes est suffisamment parlante. Pourquoi est-il venu aujourd'hui ? Des ennuis dans la matinée ? Un besoin de se détendre ? Ou juste l'envie de passer du temps avec Louarn et, peut-être, avec toi ? Tu ne sais pas mais tu aimerais avoir cette simple information, histoire de savoir par quel angle aborder les conversations et quel angle il faut laisser de côté.

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Freedom, duty, family, homeland, passion, army. It's just a balance between two parts of a life, two parts of a character. There are two reasons to live today : family and comrades in arms.
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MessageSujet: Re: Y're a squatter, Halstead ※ Jax   Mar 18 Mar - 19:37


Haunted by the things we've made, I used to think the past was dead and gone, But I was wrong, so wrong, whatever makes you blind, Must make you strong. {i was broken}
Un soupir s'échappait d'entre ses lèvres, alors qu'il jetait un coup d’œil à sa montre. Midi moins vingt. Et il était encore en uniforme, les mains croisées dans le dos à faire quelques aller-retours derrière les nouvelles recrues qui tiraient au fusil d'assaut sur des cibles plus ou moins lointaines. Chacun allongé à plat ventre, un œil plissé et l'autre qui se focalisait sur le cœur de la cible. Jax n'était pas instructeur, il n'en avait jamais eu la prétention. Mais quand il pouvait filer un coup de main ; à droite ou à gauche, c'était toujours volontiers qu'il disait oui. C'est pourquoi il avait accepté de remplacer un autre sous-officier du même grade pour surveiller cet entraînement avec l'instructeur et les autres formateurs. Arpentant donc tranquillement l'étendue du stand de tir, il observait d'un œil avisé les nouveaux soldats derrière ses lunettes de soleil. La session s'arrêtait à midi dix, dans ces eaux-là. Mais il n'était pas pressé. Halstead n'était jamais pressé, encore moins les jours où il était supposé être de repos. Fronçant un sourcil, il s'arrêta un instant derrière une recrue qui semblait ruminer derrière son arme. Penchant un peu la tête, il tentait de décrypter les quelques bribes de phrases qui lui échappaient, sans vraiment être sûr de comprendre. Alors finalement, il s'accroupit juste à côté, suivant du regard la direction que prenait ses tirs. Ratés, pour la plupart. Lui tapotant un peu sur l'épaule, il réussit à capter son attention ; enfin. « Qu'est-ce qui t'arrive Garrisson, t'as de l’arthrose avant l'âge ? » Le tact légendaire d'Halstead, sa manière plutôt sympathique d'aborder les autres. « Non chef. » Nouveau soupir, l'autre s'arrêtait de tirer, et le sergent-chef glissait le bout de ses doigts sur l'arme, cherchant ce qui pouvait fait foirer la manœuvre. Le type se positionnait bien dans l'angle, il n'avait pas de raison de louper son tir. Sa main s'arrêta finalement sur une vis dans laquelle il y avait un peu de jeu ; vis qu'il ne tarda pas à resserrer. Ceci fait, il ne se priva pas de taper sur le casque du type. « Vérifier l'arme avant d'engager, on te l'a jamais dit ? Tu fais ça sur le terrain, tu perds ton unité. Allez, remets-toi au boulot un peu. » Secouant la tête, Jax se redressait et se reculait, reprenant sa ronde. Oh, il aurait très bien pu balancer ce jeune. C'était pas les idées de correction qui manquaient, dans cette base. Rien qu'une vingtaine de pompes sous un soleil de plomb lui remettrait sûrement les idées au clair. Mais l'aîné n'était pas d'humeur sadique – pas aujourd'hui.

Midi, fin de l'entraînement. Rapide débriefing avec les recrues, de même avec le reste de l'équipe pédagogique. Midi dix, fin de la session. Chacun se dirigeait vers le réfectoire ou le restaurant, mais pas Jax. Lui avait une toute autre idée en tête, idée qui le tannait depuis ce matin déjà. Il avait hésité, l'histoire de quelques secondes, avant de se dire que c'était une bonne idée, tous comptes faits. Une bonne idée d'après lui, ce qui en soi, n'avait rien de bien rassurant pour les autres. Avançant à grandes enjambées, il parcourait la base de long en large, jusqu'à se rendre au bâtiment des sous-officiers. Ce n'était pas chez lui qu'il avait prévu de passer ; pas encore. Quoi que se changer aurait peut-être été une bonne idée, vu ce qui lui trottait dans l'esprit. Enfin, rien n'était sûr, et si la demoiselle à qui il comptait rendre visite refusait, il retournerait certainement travailler. Bref, rester en uniforme était donc plus sûr. Montant les étages, retraçant ce chemin qu'il connaissait pourtant par cœur, Jackson débarquait devant la porte, un large sourire étirant déjà ses traits. Il y avait une chance sur deux pour qu'elle lui ouvre, une chance sur deux pour qu'elle le prenne bien. Parce que, avec Enyo, c'était noir ou blanc, mais jamais gris. Assuré, il frappait donc à la porte. Quelques brèves secondes défilèrent avant qu'on ne vienne ouvrir la porte. Shields et son air d'éternelle mal-aimable – d'après lui du moins. Mais il ne la connaissait que trop bien, et c'est pourquoi son sourire ne fanait pas. Au contraire, il n'en était qu'un peu plus large. « Jax !? Mais qu'est-ce que... » il arquait les sourcils, reprenant finalement. « Moi aussi, je suis ravi de te voir Shields. » Faisait-il, alors qu'elle levait les yeux au ciel. Était-elle déjà si lasse de le voir ? Il pouvait très bien faire demi-tour, il n'était même pas sûr qu'elle le retienne. « Allez, entre espèce de squatteur. » Elle s'écartait, il entrait dans l'appartement, ravi de voir qu'elle avait abandonné sa moue boudeuse pour un sourire. Elle souriait rarement. Trop peu même, pour lui qui débordait toujours de vie. Mais il s'y était accommodé, sans plus poser de questions.

Se faisant une place dans le l'habitat, il guettait l'arriver d'un certain petit garçon qui avait la manie de lui sauter dessus à chaque fois qu'ils se croisaient. Louarn. Le fils d'Enyo. « JAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAX !!! » Et pas manqué. Le voilà qui débarquait en criant à qui voudrait bien l'entendre que Halstead était des leurs. Quelques éclats de rire lui échappaient, alors qu'il réceptionnait le gamin dans ses bras, les refermant sur lui, les laissant tourner un peu sur eux-mêmes. Puis il ralentit, se disant que le petit allait finir par avoir le tournis. Alors il le laissait retourner les pieds sur terre, lui ébouriffant les cheveux au passage. Ce gamin était adorable, il n'y avait pas à dire. Et soudainement le sergent-chef se disait qu'en fait, il aurait bien aimé avoir un frère. Quelqu'un sur qui veiller. Un semblant de famille qu'il traînerait encore derrière lui aujourd'hui, pas comme cette mère à qui il ne parlait plus, et ce père qu'il ne voulait pas voir. Bref, s'extirpant presque difficilement de ses pensées, il posait un regard presque trop doux sur l'enfant qui retournait, galopant, jusqu'à la cuisine. « Toujours aussi en forme à ce que je vois. » Ajouta-t-il simplement, dans un murmure, alors que Louarn avait déjà disparu de sa vue. Les enfants. C'était un bien drôle de sujet que Jax n'abordait jamais. Parce qu'il n'en avait jamais vraiment eu l'occasion. Et que de toute façon, lui, père, c'était inconcevable. Rien de se l'imaginer, c'était impossible. Un bref soupir s'échappait d'entre ses lèvres, alors qu'il posait à nouveau son regard sur Enyo. Enyo qui le dévisageait presque, avec une drôle d'expression un peu sadique pour durcir ses traits. « Tu tombes bien en fait, j'allais faire des samoussas au poulet, tu vas pouvoir me donner un coup de main. Si c'est pas trop raté, tu auras droit à une glace au dessert, tout comme Lou. » Nouveaux éclats de rire. Il n'en fallait pas beaucoup pour rendre Halstead euphorique. Juste un peu de bonheur, et quelques sourires à son égard ; il était le plus heureux des hommes. Secouant un peu la tête, il fixait sa supérieure, glissant juste ses mains au fond de ses poches. « Tu sais quoi, j'en étais sûr, que t'allais me faire ce coup-là. Enfin, j'préfère m'en occuper, ça sentait déjà le cramé au rez-de-chaussé, j'aimerais pas avoir à appeler les pompiers. » Raillait-il, alors qu'il avançait déjà vers la cuisine. Il avait exagéré, mais l'odeur était bien présente ici. Comme un plat qui avait mal tourné. Ça ne l'étonnait pas, venant de Shields qui cuisinait aussi bien que lui dansait la valse.

Quittant sa veste d'uniforme qu'il posait sur le dossier d'une chaise, il n'avait plus à se soucier de ses manches qui risquaient de tremper dans les préparations. Les mains lavées, il attrapait les ingrédients dont il avait besoin, un peu comme s'il avait été chez lui. N'était-ce pas le cas, quelque part ? Cette maison avait des allures de foyer ; comme un endroit où il aurait passé la majeure partie de sa vie, sans pour autant avoir les souvenirs suffisants pour écrire une autobiographie. « Des samoussas au poulet. Sérieusement Enyo ? Tu sais que c'est de l'abus de pouvoir ça ? » Fit-il, en simple référence à leur grade respectif. L'adjudant-chef pour madame. Le sergent-chef pour lui. Et certainement autant d'expérience dans le métier. Enfin, cette affaire de rang n'avait jamais été un problème entre les deux. Un argument qui jamais ne leur était venu à l'esprit, alors que naturellement, c'était ce que la plupart des soldats utilisaient pour asseoir leur petit pouvoir sur la base. « Je vais voir ce que je peux faire pour rattraper la catastrophe mon adjudant-chef. » Continua-t-il sur le même ton, bien qu'ironiquement. Attrapant les ingrédients au fur et à mesure, il improvisait donc cette fameuse recette qu'elle avait si simplement ordonné. Il était bon cuisinier, ce n'était pas vraiment un défi pour lui. Mais il n'en perdait pas le sourire. Terminant la garniture, il pliait les feuilles de brick habilement, attrapant un cure-dent pour les fermer, au moins le temps de les faire cuire. Un peu de beurre dans une poêle, et voilà que six pièces cuisaient sous son œil attentif. « Alors, comment vont les Shields hm ? Journée de repos je suppose ? » Il détourna un bref instant son regard vers Enyo, essuyant ses mains sur un torchon. Lui aussi était censé être repos. Et pourtant, sa tenue actuelle prouvait tout le contraire. Enfin, son après-midi était libre, et il pouvait encore la composer avec le petit et sa mère, s'ils le voulaient. Il aimait bien passer du temps avec eux, vraiment. Retournant la nourriture sur le feu une ou deux fois, il glissa deux samoussas dans chaque assiette, qu'il servait avec une salade verte et quelques quartiers de tomate. « Et voilà ! J'ai fait de mon mieux. Tu m'en diras des nouvelles Lou. » Comme si l'avis du petit l'importait plus que celui d'Enyo. Peut-être que c'était ça, quelque part. Eux deux étaient tellement habitués à la nourriture sur le front, que ce soit les paquets préparés où le réfectoire dont ils se contentaient la plupart du temps. Enfin, Halstead ne s'en était jamais plaint pour sa part. Il savait que c'était ça, ou rien.

Assis à la même table que les deux autres, il mangeait donc tranquillement, toujours ce même regard posé sur les deux Shields. Enyo et Louarn. Le petit pour lequel il s'était pris d'affection. Et sa mère, qu'il avait appris à apprécier malgré lui. Cette famille qui quelque part, était un peu devenue la sienne, par la force des choses. Et aujourd'hui encore, il venait passer du temps avec eux, à défaut de broyer du noir seul. « Toi qui est toujours plongée dans tes programmes, tu t'es enfin décidée à souffler un peu ? » Ajouta-t-il avec un léger sourire pour border ses lèvres. Il pouvait parler, il n'était pas mieux quand il était condamné à rester sur la base. Prenant une gorgée de son verre d'eau, il finit par secouer la tête légèrement. « J'étais pas censé travailler non plus tu me diras. Ça m'a pas empêché de passer la matinée sur le stand de tir. » Fit-il en un bref soupir, constatant une fois de plus qu'il avait été incapable de dire non. C'était à se demander s'il en avait été capable un jour ; s'il en serai capable un jour. Il ne savait pas trop. Il n'était juste pas de ceux qui refusent sans regretter un peu par la suite. La fourchette balayant l'assiette distraitement, il souriait au petit Louarn qui le fixait, comme curieux, avant de finalement reporter son attention sur la mère de ce dernier. « Hm, t'as entendu parler, il va y avoir une compétition de surf à ce qui se dit. Tu comptes participer ? » C'était un sujet d'actualité comme un autre. Une conversation sans réel but. C'était histoire de parler, histoire de s'apprivoiser un peu plus encore. De donner matière à parler, dans un repas qui risquait de finir bien trop silencieux au goût de Halstead.

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    If this is to end in fire, Then we should all burn together, Watch the flames climb high into the night. And if we should die tonight, Then we should all die together, Raise a glass of wine for the last time, watch the flames burn auburn on The mountain side, Desolation comes upon the sky.
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MessageSujet: Re: Y're a squatter, Halstead ※ Jax   Jeu 20 Mar - 20:29

Jax. Jax Halstead. Que vient-il donc faire ici, sur ton palier ? Tu es surprise, parce que tu ne t'imaginais pas le voir là, sur l'heure du midi. Tu aurais été moins surprise de voir un de tes supérieurs fraîchement débarqué pour une raison X ou Y liée à ton travail et venant te demander de rappliquer séance tenante. Mais non, ce ne sont pas des ennuis qui sont venus frapper à ta porte. Enfin, pas au sens auquel tu le penses, toi. Il est spécial, ce blondinet. Très spécial. Mais tu as intégré sa présence dans ta vie, malgré les nombreux problèmes qu'il a causés. Lui aussi, il est ravi de te voir ? Ne s'avancerait-il pas un peu trop ? Tu lèves les yeux au ciel, désespérée. N'importe quoi. Mais tant qu'à faire, maintenant qu'il est là, autant qu'il reste. S'il y a de la place pour deux dans ton appartement, il y en a pour trois. Et puis, sa présence fait plaisir à ton fils. À toi aussi, bien évidemment, le paramedic a réussi à se faire une place dans ta vie, aussi surprenant cela puisse-t-il être. Tu ne veux pas y réfléchir pour l'instant. Il est là, alors autant le laisser entrer, tu trouveras bien quelque chose pour l'embêter. Oui, tu adores l'embêter. C'est tellement distrayant. Et puis, il le prend relativement bien, c'est reposant quand tu compares avec les autres personnes de la base. C'est toujours démotivant de voir que les autres prennent mal tes accès de bonne humeur et ta manie de faire un peu n'importe quoi. Enfin, tu y es habituée, depuis le temps.

Il entre, et toi tu observes la porte de la cuisine. Tu t'attends à voir rappliquer ton fils. Pas manqué, il sort de la pièce en hurlant le surnom de Halstead. Tu ris, le regardant lui sauter dans les bras puis les deux tournoyer quelques instants. Ils sont bien tous les deux. Ils forment un beau duo. Par moments, tu te demandes si Cadr aurait eu les mêmes réactions que Jax avec votre fils... Tu te demandes comment il aurait joué avec lui, comment il l'aurait aimé, quel modèle aurait-il été. Tu ne sauras jamais, tu ne peux pas modifier le passé et on referait le monde avec des si. Tu secoues donc la tête, revenant plutôt dans l'instant présent. Louarn se sauve à nouveau dans la cuisine, les cheveux complètement décoiffés, sous ton tendre sourire et le regard du blond. Toujours aussi en forme, hein... Oui, évidemment. Les rares fois où le petit ne déborde pas d'énergie, c'est lorsqu'il est malade. Tu ne peux retenir un petit rire avant de le regarder, à nouveau.

-Toujours. Et encore, il n'a que cinq ans... Sachant de qui il tient, d'ici quelques années, ce sera dix fois pire, je peux te l'assurer. Donc j'en profite.

Oh que oui, tu en profites. Parce qu'il est ton fils, il est un Shields. Il ne pourra jamais tenir en place, il aura toujours besoin de s'agiter, il aura toujours besoin de faire des bêtises, de défier l'autorité. S'il vire comme ton frère et toi, ton autorité ne tiendra guère plus de quelques années de plus. À l'adolescence, tu pourras faire une croix sur ton mignon petit garçon pour te retrouver, très certainement, face à un adolescent rebelle et obstiné. Et tu ne pourras que le protéger de ton mieux sans trop l'étouffer. Ce sera dur mais tu n'auras pas le choix. En attendant, tu gardes ton petit garçon avec toi, tu fais ton possible pour être présente pour lui, pour lui permettre de garder son innocence le plus longtemps possible. Ne pas y songer, pas encore. Tu vas te démoraliser alors que c'est une journée de repos pour toi. Trouve-donc quelque chose, Miss Shields. Mais quoi ? Un moyen d'embêter ton invité. Il est doué en cuisine... Tu as ton idée. Tu sais quoi faire. Alors un sourire sadique vient étirer tes lèvres tandis que tu lui fais part de ton idée, limite un ordre que tu lui donnes. Allez, au fourneaux le paramedic. Si c'est réussi, donc si ton fils aime, il aura droit à une glace. Non non, ce n'est pas du chantage. S'il s'incruste chez toi, autant qu'il se rende utile. Il savait que tu allais lui faire ce coup là ? Tu arques un sourcil, intriguée... Avant de faire profondément la moue. Comment ça, ça sentait déjà le cramé au rez-de-chaussée ?

-Hééé ! Contrairement à toi, j'ai pas passé un test de cuisine pour entrer dans l'armée, j'avais pas besoin d'être un cordon bleu pour mener les troupes et tirer dans le tas !

Heureusement d'ailleurs, parce que sinon tu aurais été recalée dès la première épreuve de cuisine. Bref. Tu le boudes profondément, le laissant aller s'installer dans la cuisine. Il fait comme chez lui et tu ne dis rien. Parce que, quelque part, il est chez lui. Vous habitez au même étage du bâtiment des sous-officiers, vous avez vécu une collocation forcée durant quelques temps, vous vous êtes fait l'un à l'autre. Il est chez lui. Il peut venir quand il veut, même s'il est vrai que, parfois, tu préférerais qu'il prévienne avant de passer, tu n'as pas toujours le temps de lui accorder quelques heures. Louarn, si, il a toujours du temps et il est toujours ravi de le voir débarquer. Tu ne sais pas trop comment il le voit, lui... Il n'a pas réussi à t'expliquer ce qu'il ressentait. Enfin, tu verras bien en temps et en heures, pour l'instant le simple fait de savoir qu'il l'adore te suffit. C'est de l'abus de pouvoir, ce que tu fais ? Roh, pour si peu... Il est toujours ravi de faire la cuisine. Ou sinon, il sait que, avec ton fils, le repas risque de virer en bataille de nourriture. Oui oui, c'est bien ton fils. Tu réponds tout de même à Halstead.

-Ouais, parfaitement, je sais que c'est de l'abus de pouvoir et j'en profite. Faites-nous des samoussas au poulet, sergent-chef Halstead.

Ton ton se fait autoritaire mais tu te détournes bien vite, souriant joyeusement. Non, tu ne te prends pas au sérieux. Ces histoires de grade ne te sont jamais montées à la tête et tu ne comptes pas commencer avec lui. Certes, tu respectes – normalement – tes supérieurs mais on ne juge pas quelqu'un par rapport à son rang. Certains de basse classe valent dix fois mieux que leurs supérieurs. C'est ainsi, à tes yeux. Il va voir ce qu'il va faire pour rattraper la catastrophe... Tu lui tires la langue, d'une manière parfaitement puérile, et vas plutôt chercher une assiette supplémentaire ainsi que des couverts. Ton fils se met à courir partout dans l'appartement en rigolant, revenant fréquemment dans la cuisine afin de voler un quartier de tomate, puis repart aussitôt pour jouer à tu ne sais quoi. Ah, oui, il fait des constructions avec ses palettes de bois. Pour ta part, tu t'installes dans un coin de la cuisine et le regardes travailler. Tu n'as pas choisi une recette trop compliquée ni trop longue à réaliser, ce sera vite fini. Tu observes la dextérité de ses gestes, tu essayes de les mémoriser afin de les reproduire plus tard, mais tu t'en sais incapable. Tu es définitivement nulle en cuisine et tu ne penses pas être capable de t'améliorer, même en suivant un stage intensif dans le meilleur restaurant de la planète. Journée de repos hein...

-On va bien, et Lou plus particulièrement, comme tu as pu le voir. Je lui avais promis de passer la journée avec lui, je tiens parole. Mais un instant, quand tu as frappé à la porte, j'ai cru que c'était un de mes supérieurs qui venait me chercher pour une urgence ou n'importe quoi du genre. Je pouvais pas faire ça à Lou, pas après lui avoir promis de prendre ma journée... Donc tu tombes bien, comme ça je peux tenir ma promesse sans soucis et tu fais office de cadeau bonus.

Cadeau bonus... Tu n'as rien trouvé de plus intelligent à dire ? Non, visiblement. Tu souris, tout simplement, amusée. Oui, tu es amusée. Tu le laisses finir son plat pendant que tu vas chercher ton fils, histoire qu'il soit à table quand ce sera fin cuit. Tu le laisses s'installer à sa place, tu fais de même à la tienne pile au moment où deux samoussas glissent dans ton assiette. Miam... Voilà qui sent bon... Et qui change vraiment de tes repas quasiment toujours ratés, il faut bien l'avouer. Tu lèves les yeux vers Louarn, qui a l'air d'être en train de baver sur son plat. Tu essayes de ne pas rire mais c'est là un exercice très difficile pour toi. Seulement, il n'attend même pas que Jax soit à table pour attaquer son repas, tu le rappelles alors tout de suite à l'ordre.

-Lou. On ne mange que lorsque tout le monde est à table.
-Pardon maman... Et pardon Jax... Mais c'est troooooooop bon !
-N'essaye pas de nous amadouer.
fais-tu, souriant.

Le petit juge a tranché : c'est bon même si, à voir comme il souffle, c'est encore bien chaud. C'est un regard amusé que tu adresses au blond, attendant qu'il daigne s'asseoir à son tour, puis entames prudemment ta propre assiette. En effet, c'est bon... Même si tu avales ensuite une feuille de salade, histoire d'avoir quelque chose de plus frais en bouche. Miam. Tu secoues un peu la tête, observant un peu plus l'homme à ta table. Cela te change vraiment des repas basiques et de ce qu'on vous sert au réfectoire, dix fois mieux que sur le front. Tu es habituée, mais cela ne t'empêche pas d'apprécier comme il se doit un bon plat.

-Je suis sûr qu'un cuisinier comme toi ferait fureur comme homme au foyer... Je devrais peut-être t'engager, j'en connais un qui serait ravi de manger ta cuisine tous les jours. le taquines-tu.

Ton fils rit joyeusement avec toi, même s'il confirme avec vigueur tes propos : il adorerait manger tous les jours les petits plats de Jax. Mais ce dernier est un homme du front, comme tu l'as été par le passé. Et tu le connais suffisamment bien pour savoir qu'il ne supporterait pas de rester sur place trop longtemps. Il a déjà du mal actuellement. Enfin bref. Tu dégustes à ta vitesse ton repas, piquant de temps en temps dans un morceau de tomate. Une question t'arrache à ton repas. Toi, tu t'es enfin décidée à souffler et laisser tes programmes de côté ? Heu... Tu retiens une grimace alors que tu regardes ton fils faire la moue.

-Maman, elle a raté le repas parce qu'elle est allée corriger ses programmes pendant qu'elle faisait cuire la viande. Elle l'a fait brûler.
-Lou... Je suis désolée, sincèrement... Mais quand je trouve ce qui coince dans mes programmes, il faut que je corrige tout de suite, sinon j'oublie et il me faut plusieurs jours pour retrouver la solution. Je pense que tu connais ça aussi, Jax. Quand on peut faire quelque chose, même les jours de repos, on le fait. C'est plus fort que nous, on ne peut pas s'en empêcher.


Comme le petit fait la moue, tu le décoiffes tendrement avant de regarder Jax. Il confirme bien rapidement tes propos en expliquant que, si lui non plus n'est pas censé travailler aujourd'hui, il est allé faire un tour sur le stand de tir. Tu souris, légèrement désespérément. Il faudrait que tu retournes sur le stand de tir, un de ces jours. Tu vas finir par perdre la main dans le maniement des armes à feu, à force de ne plus les manier. Mais surtout, il faut que tu retournes t'entraîner au corps à corps. Ce n'est pas en te battant contre d'autres soldats que tu vas pouvoir entretenir ta forme et tes réflexes. Bref. Tu observes plutôt les deux garçons à table. Les deux ont fini de manger, ton petit regarde l'adulte jouer avec sa fourchette... Ohoh, tu sens qu'il y en a un qui va se prendre une feuille de salade roulée en boule. Tu ne dis rien, tu laisses la surprise au blond... Qui reprend la conversation. Compétition de surf ? Tu lui souris mais avales ta dernière bouchée avant de lui répondre.

-Bien sûr que j'en ai entendu parler, qu'est-ce que tu crois ? Dès qu'on parle de compétition, je suis rapidement au courant. Pour ce qui est de participer... Pourquoi pas ? Mais Lou est plus doué que moi sur une planche de surf. Faut dire que je n'ai jamais vraiment eu le temps de m'entraîner, je suis toujours occupée à faire autre chose. Il faudrait que je prenne un peu de temps pour réellement apprendre à tenir sur une planche... Et toi, dis-moi ? Puisque tu poses la question, je suppose que tu y as un peu réfléchi, non ? Tu comptes faire quoi ? Participer ? Jouer les surfeurs professionnels ou juste être spectateur ?

Tu ris légèrement. Jouer les spectateurs. Étrange comme tu le vois mal rester sur la plage, sur le banc de touche. Tu ne le vois que dans le feu de l'action, sur les vagues. Mais tu attends tout de même confirmation de sa part. Toi, tu iras faire la compétition, même s'il te faudra très certainement apprendre sur le tas. Les vagues, l'eau... Ce n'est pas forcément ton élément préféré mais ce n'est pas bien grave. Et les requins ? Tu en as déjà vu dans les eaux autour de l'île mais les attaques sont exceptionnelles et, de toute manière, tu aimes ces animaux. Ton regard se tourne rapidement vers ton fils qui a positionné sa feuille roulée sur le côté plat de sa fourchette et qui, d'un coup, frappe sur le côté denté. La feuille vole... Et vient s'étaler dans les cheveux blonds de Jax.

-OUAIS !!! J'AI REUSSI !!! T'as vu maman ??? J'arrive à faire la catapulte et à toucher ma cible ! J'suis aussi fort que toi maintenant !
-Lou...
-Quoi ? Oh, heu... Pardon Jax...


Tu ne peux qu'éclater de rire devant l'air déconfis de ton fils... Avant de faire comme lui, lui envoyant une feuille de salade dessus. La guerre est déclarée, il le comprend aussitôt. Résultat, les miettes du repas commencent à voler un peu partout dans la cuisine. Le paramedic a beau protester, tu lui envoies un morceau de tomate dans la figure pour le faire taire. Na. Oui, il cuisine pour ça. Et après ? Lui aussi participe à votre bataille après tout. Les éclats de rire se font nombreux, tu ne penses pas une seule seconde au fait que tu vas encore devoir nettoyer la cuisine dans peu de temps. Tant pis, tu ris, tu es totalement détendue, tu ne penses pas une seule seconde à tes programmes informatiques... Et soudain, tu trouves une idée. Tu quittes le champ de bataille pour gagner rapidement le congélateur, l'ouvre... Et brandis victorieusement deux pots de glace. Une parfum ananas, l'autre parfum noix de pécan.

-Maintenant les gosses, on se calme sinon privés de glace !

Tu ris. Parce que, à la menace, ton fils se stoppe immédiatement. Il est raide dingue de la glace à l'ananas, il ne peut pas s'en passer. Jouer sur sa gourmandise est un excellent moyen de le contrôler. Quant à l'autre adulte... Tu sais qu'il aime la glace à la noix de pécan. Le chantage fonctionnera très certainement moins bien qu'avec ton fils mais cela vaut le coup d'essayer, non ? Et puis... À voir leur tête à tous les deux, couverts de restes de nourriture et les cheveux complètement en bataille... Tu ne peux t'empêcher de rire encore plus. Tu ne veux même pas savoir quelle tête tu as, toi.

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Freedom, duty, family, homeland, passion, army. It's just a balance between two parts of a life, two parts of a character. There are two reasons to live today : family and comrades in arms.
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Y're a squatter, Halstead ※ Jax

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