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 too big to fail, we hope + (demyan)

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✈ ÂGE : vingt-sept ans.
✈ AVATAR : apettyfer.
✈ MÉTIER : fusilier commando parachutiste.
✈ STATUT : célibataire.
✈ GRADE : lieutenant (o).
✈ LOCALISATION : sur la base, probablement entrain de faire mumuse avec son fufusil.
✈ MESSAGES : 105
✈ PSEUDO : ralph.
✈ CRÉDITS : avatar@bombshell ; signature@petulia ; lyrics@thirteen senses (into the fire) ; images@tumblr.
✈ DATE D'ARRIVÉE : 13/03/2014


MessageSujet: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 17:09



DEMYAN FERDINAND ADLERBERG

Old, but I'm not that old
Young, but I'm not that bold
And I don't think the world is sold
I'm just doing what we're told


NOM ✈️ adlerberg, entre Suède et Russie, un nom noble et marqué par de grands chefs militaires. Peut-être un signe du destin ou tout bonnement l'histoire qui se répète, des armes et des morts. Je le tiens de ma mère, rien n'est plus important qu'elle.
PRÉNOMS ✈️ demyan, ferdinand, eduard. Non, il n'est pas nécessaire d'en rire, même si le ridicule ne tue pas ou plus.
ÂGE ✈️ vingt-sept ans.
LIEU ET DATE DE NAISSANCE ✈️ vladivostok (kraï du primorie), le vingt-neuf avril mille neuf cent quatre-vingt-six.
MÉTIER ✈️ fusilier au sein des commandos parachutistes de l'air.
CORPS ET GRADE ✈️ anciennement sous-officier, simple sergent. Ayant eu pas mal de temps de libre suite à un acte "courageux", je suis parmi les officiers, en tant que lieutenant. C'est un nouveau monde qui s'ouvre.
STATUT ✈️ personne au bataillon, célibataire en somme.
AVATAR ✈️ alex pettyfer.
GROUPE ✈️ on the front line.
CREDITS ✈️ weheartit + tumblr.
PHILANTHROPE ✈️ INTRÉPIDE VOIRE IMPÉTUEUX ✈️ CINGLANT ✈️ HYPERSENSIBLE ✈️ CULTIVÉ ✈️ INACCESSIBLE ✈️ ROMANTIQUEMENT GALANT (PARFOIS) ✈️ COINCÉ QUESTION SENTIMENT ✈️ DRÔLE A SA MANIÈRE ✈️ VIT LITTÉRALEMENT SUR UNE AUTRE PLANETE ✈️ ALTRUISTE ✈️ POSSESSIF ✈️ BRISÉ MAIS TOUJOURS AVEC LE SOURIRE.

il parle toujours avec un petit accent russe, surtout lorsqu'il est en colère et qu'il ne maîtrise plus rien. (+) à une époque, avant de dormir, il prenait un cocktail explosif à base de gin, de rhum et d'antidouleurs. Cela lui permet de dormir un minimum et de récupérer un maximum en évitant toute sorte de cauchemar (+) depuis qu'il est revenu au sein de l'armée, il a arrêté l'alcool et la cigarette, ce qui ne l'empêche pas d'utiliser encore des antidouleurs mais de façon plus raisonnable (+) ses voyages lui ont permis d'acquérir une large ouverture d'esprit, ce qui ne l’empêche pas de se montrer arrogant envers les autres et hautain. C'est sa façon à lui d’être inaccessible et de se protéger des autres, de masquer sa sensibilité, qui est un vrai fardeau pour lui. (+) il a un chat nommé Thor, qu'il adore et à qui il confie tout, c'est sa boule de poil, il n'est gaga que devant lui. (+) son cerveau ne sait que bouillonner, à force d'analyser le monde qu'il entoure. Il ne peut pas s’empêcher d'étudier le comportement d'autrui, quitte à paraître complètement dérangé ou pervers, il a besoin d'apprendre sinon il s'ennuie. (+) enfant précoce, il a toujours eu un train d'avance sur les autres, qu'il a perdu en entrant dans l'armée pour les bonnes mauvaises raisons. (+) il met sa main gauche toujours dans sa poche, sauf pour écrire, et ne supporte pas qu'on l'observe de trop près, à cause d'éventuels tremblements ou de cicatrices trop visibles. (+) il est mélomane et aime jouer de divers instruments pour se détendre, pratiquer la boxe française et nager. C'est aussi un accro à l'adrénaline, qui ne peut s’empêcher d'aller à la rencontre de nouvelles sensations. (+) grâce à sa rééducation, il boîte beaucoup moins et peut désormais courir normalement. Il montre à tout le monde qu'il est apte à refaire partie des commandos parachutistes mais son corps reste endolori et marqué à vie (+) pour lui, l'amour n'est qu'une sorte de mise en cage, une fin de liberté précoce et le début des emmerdes mais c'est ce que dit son cerveau. Ce n'est qu'une histoire de réactions chimiques. Ce que dit son cœur ? Ça n'intéresse personne.

(+) ayant grandi à hawaii, il a appris très tôt à surfer et s'est plusieurs fois retrouvé la tête à l'envers, se blessant à chaque fois. Anecdote rarissime, il s'est fait mordre par un bébé requin, qui lui a laissé une belle marque sur son tibia. Au delà de cette mésaventure en mer, il grimpait aux palmiers, en tombant souvent la tête la première, il en garde le souvenir en dessous de l'oeil gauche. (+) il a été promu lieutenant juste après "l'incident" (c'est ainsi qu'ils appellent cette période, lui il appelle cette manière de faire "ta gueule ou pars") et garde de ces sévices de larges cicatrices sur le torse, le dos, la cuisse droite et le bras gauche, qu'il ne peut désormais utiliser qu'à quatre-vingt-cinq pour-cent. (+) traduit en cour martial pour désertion, le procès s'est finalement retourné à son avantage puisqu'il a touché de très généreux dommages et intérêts (on le dit millionnaire) tout simplement parce qu'il a été abandonné par l'armée et passé pour mort (son acte de décès est conservé sur son bureau), mais le financier ne compensera jamais les peines physiques et morales qu'il a pu subir (+) suite à cette période et pendant une rééducation très longue et assidue, la douleur continuait à persister, il a alors plongé dans l'alcool et l'abus d'antalgiques, c'est ce qui lui permet de ne pas trop penser et de pouvoir au moins dormir le minimum syndical. (+) surdoué, il a toujours eu de l'avance sur les autres de son âge et avant de s'engager, il était major de sa promotion à l'université de Stanford. (+) juste avant de passer la visite médicale, il a décidé d'arrêter l'alcool et la cigarette. Ce qui a été le plus difficile à réduire, ce sont les antalgiques, qu'il continue encore mais à moindre dose. (+) il est polyglotte et mélomane, parlant sept langues et d'autres divers dialectes locaux qu'il baragouine et joue de la basse, guitare, batterie, piano et saxophone. (+) son corps, au delà d'être marqué de cicatrices involontaires, est parsemé de tatouages tous représentant une étape importante de sa vie : son admiration des étoiles (il a la constellation d'Orion tatouée sur le flanc droit), la perte de son oncle dans les attentats du onze septembre (deux ailes brisées sous le pectoral gauche), son engagement dans l'air force avec son meilleur ami (deux aigles perchés sur deux sabres croisés à l'intérieur du biceps), le décès de son meilleur ami (il a simplement rajouté la date de naissance de son meilleur ami sous le dernier tatouage), tous les pays qu'il a pu traverser (un trèfle pour l'Irlande, une faucille et un marteau pour la Russie, un cheval pour la Suède, une fleur de Lys pour la France, un soleil pour l'Argentine, un kangourou pour l'Australie, le tout entre deux bandes tribales, en honneur à Hawaï sur l'avant-bras droit). (+) pendant huit mois, il a été fait prisonnier (ou recueilli, toutes les histoires ont deux versions, celle-ci fait un mélange des deux) dans un petit village afghan, après des premiers jours très difficiles entre la vie et la mort et le passage de talibans de temps à autre, la rumeur locale veut qu'il aurait aidé à construire un puits et des canalisations, l'autre dit que ce sont les talibans qui l'ont fait. (+) ah et c'est un expert en arts martiaux.


What about me
PSEUDO/PRÉNOM : ralph (le débile jaune qui est candidat à la présidentielle au bout d'un moment). ✈️ ÂGE : 19 ans -trois niveau mental. ✈️ PRÉSENCE : tous les jours, pour rp, deux fois par semaine je dirais I love you. ✈️ OÙ TU AS CONNU LE FORUM : bazzart   . ✈️ PERSONNAGE INVENTÉ OU SCÉNARIO : inventé de ma tête. ✈️ CRÉDIT DE LA FICHE : tumblr pour les images, le forum pour le code. ✈️ UN DERNIER MOT :               
superbe accueil, superbe forum, merci à vous I love you



_________________
"FROM SAMARITAN TO SIN AND IT'S WAITING ON THE AIR." + Come on, come on, put your hands into the fire. Explain, explain as I turn, I meet the power. This time, this time turning white and senses dying. Pull up, pull up from one extreme to another. Now I'm low, I'm looking out, I'm looking in way down, the lights are dimmer. Now I'm low, I'm looking out, I'm looking in way down, the lights are dimmer. Come on, come on put your hands into the fire.


Dernière édition par Demyan Adlerberg le Dim 30 Mar - 12:58, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 17:10




From your slanted view see the morning dew
Sink into the soil, watch the water boil
They won't see me run, who can blame them?
They never look to see me fly, so I never have to lie.



this is my story

chapitre un
avril 1990 – waimanalo, état de hawaï, états-unis ;

« Dis, mon papa, il est où ? A l'école, ils ont tous dit qu'il en fallait un. » Ma mère se posa sur sa chaise, déposa délicatement le stylo qu'elle tenait avec force dans sa main. Elle me prit sur ses genoux et, d'un air interrogateur mais profondément gêné, je la sentais quelque peu mal à l'aise. J'avais un père ? Où était-il alors ? Tous mes amis en ont un et apparemment, il est devenu gênant que je fasse un cadeau pour ma mère, à la fête des pères. « Il travaille très loin tu sais, il peut pas revenir souvent, c'est pour ça. Mais il t'aime, oui, enfin je crois.. » Je ne perçus pas ce dernier morceau de phrase, prononcé à demi-voix. « Bah ça existe l'avion ! Il a qu'à le prendre. » Répondis-je naïvement avant de poser mes coudes sur la table et de tremper mes lèvres dans ce savoureux jus de noix de coco. Elle échappa un léger rire avant de retourner à ses affaires. Une fois les devoirs faits, je pris mon short de bain et partis me rafraîchir dans cette eau turquoise. Ce paradis était le mien, je m'y sentais chez moi. Oui bon, beaucoup vous parlerons des émanations nucléaires, mais je pense vraiment que ce n'est que par jalousie. Qui ne serait pas jaloux d'un tel trésor ? Ils ont voulu le détruire, il en est ressorti encore plus beau. Personne ne me prendra ma terre, j'y suis trop bien pour la quitter. Sortant de l'eau, je rejoins mes camarades de classe, qui faisaient des pâtés sur la plage. « Hé ! Je peux jouer aussi ? » Un rouquin, la brute de l'école, se leva et commença à me pousser en ricanant. Je n'avais jamais compris pourquoi est-ce qu'il se comportait ainsi, je veux dire, peut-être qu'il n’apprécie pas les bruns avec un accent étranger. L'accent irlandais de ma mère m'imprégnait à chaque fois que j'étais avec elle, du coup, j'avais quelques restes. « Non, dégage. Tu vois pas que tu me fais de l'ombre ? » Je me relevais en époussetant le sable collé à ma peau dorée. « Ça t'évitera de devenir une écrevisse comme ça. » Il se mit à foncer sur moi, me plaquant au sol et me ruant de coups. Soudain, une voix grave se fit entendre et une main lourde vint prendre le jeune garçon par le col de son tee-shirt. « T'as pas des choses à faire toi ? » Vêtu de son uniforme, la brute partit en courant, les jambes à son cou. Il m'aida à me relever, essayant de voir si j'allais bien. Tête baissée, larmes aux yeux, je ne pleurais pas à cause des coups mais parce qu'il me voyait ainsi, lui, le militaire, lui le héros. « Mon garçon, ça va ? Hé, regarde moi... » Je relevais la tête mais évitais son regard, jusqu'à ce que je sente sa grande main d'homme sur mon visage d'enfant. « Pardon tonton.. » Je fonçais dans ses bras et il me souleva d'un simple geste, m'emmenant à l'intérieur de la maison. Il se posa sur une chaise après avoir largement pris ma maman dans ses bras. C'était mon oncle, lui l'aviateur, le pilote. Il commença à me regarder, comme s'il me cachait quelque chose. « Bonhomme, j'ai parlé avec ta maman. Et pour ton anniversaire, tu vas voler ! » Il me prit d'un coup et m'emmena dehors par la main. « On sera de retour pour le dîner ! »


chapitre deux

septembre 2001  - los angeles, états-unis ;


Elle posa son sac à terre, s’approchant de moi afin de déposer un baiser sur mon front. Son visage aux traits tirés marquait à quel point la fatigue l’atteignait. Comme à notre habitude, ce soir, c’était soirée plateau-télé. J’avais donc essayé d’innover dans une nouvelle recette de nachos trouvée par hasard, mon innovation majeure du siècle. « Merci mon grand, heureusement que je t’ai. » J’affichais un léger sourire, l’invitant à s’asseoir à côté de moi. « C’est normal m’man. Quel film te ferait plaisir ? J’ai pris Sister Act, il paraît qu'il est super bien. Voir des nonnes se déambuler, ça vaut le coup d’œil et il est nominé pour les Golden, bon d'accord, ça vaut ce que ça vaut mais quand même ! » Ma mère éclata de rire, et haussa les épaules en guise de réponse. Je me pris les pieds dans un carton, tombant au ralenti au sol. Je me frottai alors la tête, ma mère continuant à rire, tout comme moi. Je mis la vidéo en route, cette comédie allait nous faire le plus grand bien. Nous avions emménagé il y a peu de temps, à peu près quatre mois, quittant Waimanalo et notre île paradisiaque pour le grand continent. En plein milieu du repas, ma mère s’arrêta brusquement. J’arquai alors un sourcil, intrigué. « Quoi ? T’aimes pas mes nachos ? » Je ne tenais pas à la décevoir, même pour une chose aussi ridicule que des nachos. « Non non, ils sont bons, très bons… Je me demande juste si tu es heureux ici, à Los Angeles. J’aurais peut-être dû réfléchir plus longtemps.. » Si j'étais heureux ici ? Je n'avais jamais vraiment eu d'amis -non, ne partez pas, cela n'a rien à voir avec l'impopulaire de base, mon cerveau me poussait à toujours aller vers les gens plus âgés, pour parler d'autre chose plus poussée. Je passais mon temps libre soit avec ma mère à l'aider, soit à donner des cours, soit à lire dans la bibliothèque ou.. à faire des conneries mais bon, il faut bien que jeunesse se passe et surtout se fasse. Je m'ennuyais profondément, de tout et de rien. J'avais toujours besoin d’être stimulé.. intellectuellement, quitte à lire trois bouquins en même temps, juste pour ne manquer ma migraine du soir. L'école dans laquelle j'étais était une école tout ce qu'il y avait de plus normal, avec des intellos, des losers et tout ce qui s'en suit. Je ne me reconnaissais pas là dedans, je préférais prendre de la distance, et observer. Mon bras s’enroula autour des épaules de ma mère, me sortant de mes pensées. Je lui offris un large sourire rassurant. -« T’en avais marre du soleil, de l'océan et de vivre sur une île, c’est compréhensible tu sais, très compréhensible même, Los Angeles tu as.. l'île en moins. Non mais c’est l’occasion de tout recommencer et puis c’est drôle, ils ont accent bizarre ici, du style : wassup nigga ! » J’imitais le style des rappeurs américains, avec un accent typiquement américain. Nous avions beau faire les frais de notre accent que tout le monde pensait écossais, mais ils n’étaient pas mieux avec leur « yo » et « wassup ». J’aimais cette ville et ce que j’aimais encore plus, c’était le fait de pouvoir faire de la musique grâce au quartier, de passer des nuits à dormir sur le toit pour regarder le ciel de cette ville qui ne dort jamais. Il y avait un garçon, qui était mon voisin, nous étions toujours fourrés ensemble : les deux meilleurs amis du monde, mon seul véritable ami en fait.

« Mon coeur, viens voir s'il te plaît.. » Je posais les plateaux dans l'évier de la cuisine, et je les abandonnais, ne comptant pas y toucher de la soirée. C'est vrai, faire la vaisselle au lieu de regarder des nonnes se déambuler.. Il n'y avait pas photo. J'écoutais ma mère, assise sur le canapé et m'installais à ses côtés, en déposant un léger baiser baveux sur sa joue. Elle n'avait pas l'air bien, voire pas bien du tout. Je fronçais les sourcils, cherchant dans son regard des réponses. Des larmes commençaient à lui monter aux yeux, elles ne tardèrent pas à perler sur ses joues rosées. Je passais mon pouce sur ces dernières pour tâcher de les lui essayer mais elle ne tarda pas à se transformer en véritable chute du Niagara. Je la pris dans mes bras, sans même encore savoir la cause de son état. J'étais inquiet, je me demandais ce qu'il se passait. « Ton oncle..  Il était dans les tours et, il est parti... » Je la serrais fort contre moi, sentant des larmes me monter à mon tour. Il était parti, ces trois mots résonnaient dans ma tête sans cesse. Il allait tâcher désormais de garder la tête hors de l'eau, mais avec les larmes qui coulaient à flot, cela me semblait bien compliquer. J'étais envahi de différentes sensations, d'une série de souvenirs violents par leur beauté. Il n'était pas parti, on me l'avait pris et je ne comptais pas laisser ses assassins s'en sortir aussi facilement. Non, jamais. Cet homme m'avait tellement appris... Je ne pouvais pas rien faire. Mes premières notes de musique, c'était lui qui me les avait apprises, mes premiers rouleaux, c'était avec lui que je les avais faits, mes premiers cocotiers, c'était lui qui m'avait montré comment faire pour y grimper et mon premier vol... C'était lui. Et on me l'avait pris. Je ne comprenais pas pourquoi lui, pourquoi est-ce qu'il avait fallu que ce soit lui ? Il y a tellement de pourritures en ce bas monde et il semblerait que ce soit les meilleurs qui partent en premier. La vie est injuste. Je sentis mes yeux me piquer, mon cœur se serrer. Voilà, je ressentais enfin et je n'avais pas fini de ressentir. Mais je devais rester fort car si j'avais perdu un oncle, ma mère avait perdu son frère et je ne pouvais que toucher du doigt seulement ses sentiments. Elle s'effondra en larmes dans mes bras, voilà, elle ne pouvait plus tenir. Et je ne saisissais pas encore les conséquences de cette journée.


chapitre trois
octobre 2003 –  los angeles, états-unis ;
« Quelle connerie cette guerre… A mon avis, on y va plus pour le pétrole qu’autre chose. » Lâchai-je en avalant le reste de mon sandwich. La jeune femme me regardait, d’un air contrarié, les lèvres scellées par la sécheresse de ses mots. Après ce qui avait pu se passer l'année dernière, je comprenais ce qu’elle voulait dire par ce regard. Il n’y avait pas que le pétrole, mais aussi un sérieux sentiment de vengeance, du moins, c'était ce que tout le monde voulait nous faire croire. Mon meilleur ami déboula alors dans la pièce, arborant un grand sourire. -« On va leur faire leur fête, tu vas voir. On s’attaque pas à notre patrie en restant tranquille. » J’arquai mon sourcil, lâchant l’assiette dans l’évier et me dirigeant vers lui. -« Me dis pas que tu vas t’engager gros bêta. Là-bas, tu dois avoir trois chameaux qui se battent en duel. » Son sourire s’effaça, ses poings se fermèrent. -« Ils m’ont pris mon père, ils vont payer pour ça. Et ton oncle, tu y penses à ton oncle ? Ils te l'ont pris aussi. De toute façon, t’es trop jeune pour ça, c’est pas tes affaires. » Je n’avais jamais vu son regard devenir aussi sombre, aussi plein de haine. J'avais vingt ans, je n'étais plus un gamin, je pouvais penser par moi-même. Mon cœur se serra, il allait s’engager pour une cause qui le dépassait et risquait de gâcher sa vie pour quelques politiciens complètement timbrés. La meilleure façon d'honorer les défunts étaient de prendre le temps de vivre et de savourer chaque instant, pas de foncer tête baissée dans ce qui risquait de tuer notre jeunesse déjà bien atteinte. -« C’est pas en prenant la vie d’un père, d’un frère que tu te sentiras mieux, c’est pas la solution et tu le sais très bien mais c’est tellement plus facile. » Il fonça, les larmes débordant de ses yeux haineux, vers moi et me plaqua contre le mur, le miroir se brisa : sept ans de malheur en perspective. Je sentis le verre percer mon pull, s’enfoncer dans mon dos. Son coude, maintenu contre ma gorge m’empêchait de respirer, je me sentais à court d’air, de plus en plus rouge. Sa mère tenta d’intervenir, elle se fit rejeter plusieurs fois avant d’arriver à le calmer. Je m’écroulais alors au sol, respirant bruyamment en tenant ma gorge. Mon meilleur ami, que je considérais comme mon frère, avait tellement de haine à donner, je sentais encore l’empreinte de sa force sur mon cou. Il partit dehors en claquant la porte, en colère et visiblement contre lui-même. Je présentai mes excuses à sa mère et partis le rejoindre en me débarrassant des quelques résidus de miroir. « Je.. Je suis désolé, j’aurais dû te comprendre.. C’est juste que voilà, je veux pas qu’on me prenne mon frère... »  Je baissais alors la tête, faire ce genre de déclaration, cela ne me ressemblait pas vraiment. Il s’appuya contre les marches d’escaliers alors que mes bras se mirent sur mes genoux. Il avait vingt-trois ans, je n’avais connu que deux formes d’amour : celui de ma mère et celui de ce frère. Une longue conversation en découla, les rires s’enchaînèrent, le mal était oublié. Et cela avait toujours été ainsi, un mal pour un bien mais nous avancions, quoi qu’il arrive. Toujours ensemble, toujours à faire les mêmes conneries. Nous avions été les truands du quartier, sauf que contrairement à lui, grâce à mon âge, j'avais toujours bénéficié du BDD, le bénéfice du doute. « Accorde-moi juste une faveur. Attends juste le temps que j’ai mon diplôme et on s’engagera tous les deux. Je peux pas te laisser partir là-bas sans moi. Qui te protégerait ? T’as déjà du mal à éviter les palmiers dans les rues. » Je lui tendis ma main, alors qu’il sortit son couteau de poche, le canif de son père. Il se fit une large entaille dans la paume de la main, avant de me faire la même, un long frisson parcourra le long de ma colonne vertébrale, l'entaille était profonde, le sang coulait. Nos mains, notre sang entrèrent en contact, le pacte était scellé et cette marque sera toujours là pour nous le rappeler. « C’est d’accord Yan, on ira la faire tous les deux cette guerre. »


chapitre quatre
décembre 2008 – région montagneuse, irak ;

    Maman,

    Merci beaucoup pour tes gâteaux et ta lettre, ils me réchauffent le cœur dans ce froid glacial. Tu sais, on pense que l’Irak est un pays chaud, mais on peut passer de quarante à moins vingt degrés. C'est un pays plein de surprises. Il me tarde de rentrer et de te retrouver, qu’on recommence nos soirées rien qu’à nous. Je suis content que ça aille mieux tous les deux et que tu finisses par accepter mon choix, je me devais de le faire pour lui et pour tonton. Nous allons bien tous les deux, on veille l’un sur l’autre, comme deux frères tu sais. Je pense qu’après avoir sécurisé le secteur, on pourra enfin redevenir un vrai Dodger de Los Angeles et je pourrais enfin te serrer dans mes bras. C’est un beau pays ici, si on lui enlève la guerre et la misère qu'elle rajoute. Les habitants, une fois le premier contact passé, sont très généreux. J’ai appris de nouvelles recettes et je parle un peu arabe maintenant, c'est une culture fascinante. Autant rejoindre l’utile à l’agréable. C'est vrai, les études me manquent et je ne peux pas m’empêcher de faire l'ethnologue et de chercher à en savoir plus. Au point que c'est moi qu'on envoie pour établir le premier contact avec la population, pour faciliter les rapports, d'après mon sergent. Ah et on me surnomme wikifouine ici ! Ce ne sont pas eux nos ennemis, je l'avais toujours pensé, j'en ai désormais la certitude. Ils nous détestent et tu sais pourquoi ? Parce qu’il y a des choses ici, qui sont assez dures. Certains se comportent comme de vrais dominateurs et n’hésitent pas à réduire la population presque en esclavage alors que nous pourrions apprendre d'eux et améliorer nos relations et notre image. Ils préfèrent se comporter en colons, comme les anglais l'ont fait à l'époque des Treize Colonies. J’ai d’autres images en tête, que je ne peux écrire dans cette lettre. Je ne referais pas l’armée mais au moins, je sais pourquoi est-ce que je suis ici : pour veiller sur lui. Je leur ai promis, à lui et à sa mère et je ne peux y faillir car je ne me le pardonnerais jamais.

    J'espère te revenir d’ici janvier, tu me manques tellement.
    Ton Demyan.


Nous avions prié tout ce que nous avions pu pour ne pas aller dans cette région, à cette période de l’année. L'hélicoptère nous déposa et s'en alla aussitôt. Le froid, pénétrant, nous contraignait à adopter une marche lente et laborieuse, nous devions faire la jonction avec l'autre unité et offrir du soutien. Nous étions des proies faciles, et nous en avions tous conscience. « Adlerberg, surveille où tu mets les pieds, j’le sens mal. » Mon adjudant-chef, un homme plutôt sage, considérait ses soldats comme ses propres fils et il s’était fait un devoir : nous ramener tous vivants au pays. Cela faisait presque deux ans que nous étions mobilisés en Irak, et j’hochai la tête, en mettant soigneusement ce conseil dans un coin de mon cerveau. Je ne sentais plus le bout de mes doigts, ni même le bout de mon nez. Je guettais mon grand frère, pour savoir où il en était. Depuis notre entrée dans l’armée, il avait nettement amélioré son équilibre, je la charriais souvent en disant que sa mère ne le reconnaîtrait pas. Cramponné à mon fusil, un bruit étrange attira mon attention, je sentis mon sang se réchauffer : les sens étaient mis en éveil. Un coup de feu de la part d’un de nos soldats retenti, notre supérieur pousse une gueulante. « Quel est l’idiot qui vient de signaler notre position ?! Perry ! Mais t’es manchot ou.. » Il n'eut même pas le temps de finir sa phrase qu'une bombe explosa, l’embuscade commença. Mon frère tâcha de se mettre à l’abri alors que je fonçais le rejoindre, je ne voulais pas que quelqu'un vienne me le prendre, non. Plusieurs explosions s’enchaînèrent, des cris se firent entendre, une odeur de chair brûlée, malgré le froid glacial, prenait notre odorat. J’avais envie de vomir, cette odeur me faisait tourner la tête. La fumée noire rendait toute analyse de la situation très complexe voire impossible. Une ombre se profila à l’horizon, mon grand frère se dirigea naturellement vers cette dernière. Je vis soudain sur le flanc un taliban pointant son arme dessus. Sans hésiter, j’appuyais sur la gâchette, faisant une victime de plus dans ce conflit où nous n’avions pas vraiment notre place, où nous devions faire -ou continuer- nos études dans une université comme Yale ou UCLA au lieu d’aller dans ce gouffre qui ne trouvait aucunement sa satisfaction dans tous les corps, toutes les vies, qu’il prenait. Il paraît que lorsque l’on tue pour la première fois, on s’en retrouve changé. Il ne valait mieux ne pas se poser de questions, mais je voyais chaque nuit le visage de ces personnes, ils étaient gravés en moi, en ma mémoire et ils ne leur tardaient qu'une chose : que je tombe à mon tour. J’entendis un coup de feu, puis deux puis toute une rafale. Le corps de mon frère s’écroula lamentablement et lentement au sol, je sentis mon cœur cesser de battre, se déchirer en deux puis se désintégrer. Alors que je me précipitais en sa direction, le souffle d’une explosion vint m’emmener directement au sol. Sonné par le bruit sourd, je n'entendais plus rien, je me contentais de ramper contre ces pierres tranchantes, qui déchiraient mon treillis, je voulais à tout prix le rejoindre. « Non, pitié non…  Pas toi, t’as pas le droit ! » J’essayais alors de le secouer, enchaînant les claques et les injures. Je sentais toute la haine remonter à la surface. J'observai autour de nous et me mis sur mes genoux. Les larmes se mêlaient au sang sur mon visage, mes hurlements étaient confondus avec le vacarme ambiant. Dans un effort surhumain, dont je m’ignorais doté cette force, je le portais sur mes épaules, refusant de l’abandonner ici, ainsi, sur cette terre maudite. Je me prenais alors à penser que tout n'était qu'un simple mais très mauvais rêve et qu'à mon réveil, je le retrouverai à me charrier. Les entailles causées par le sol rendait cette marche encore plus laborieuse et encore plus réelle, je n’entendais plus rien, j’étais complètement annihilé mais j’avançais, rien ne pouvait m’arrêter. Les balles fusaient, des bruits sourds commençaient à venir à mon oreille. Alors que je commençais à rejoindre cette lumière aveuglante, je sentis un déchirement sur mon flanc gauche, atteignant ma cuisse jusqu'à mon avant-bras et même mon poignet. Avant de faiblir d’être touché au ventre puis au torse. Les points de douleurs se proliféraient, au point que je ne savais plus distinguer quelle partie de mon corps était touchée. Mes yeux se remplirent d’eau. Pas seulement de douleur mais de rage, celle de ne pas avoir pu conduire mon frère au bout de cette fichue marche. Mes poings se serrent, ma mâchoire se crispe, je m’effondre, lâchant lourdement le corps inanimé de ce dernier. Mon meilleur ami était parti, ce n'était que son enveloppe corporelle. Je devais me rendre à l'évidence, à cette cruelle réalité, j'avais échoué. « Merde ! Ils ont notre uniforme ! » Mes yeux se fermèrent, je ne sentais plus rien. « Ils sont perdus ! Laisses-les ! » Des hommes me tendaient la main, et je revoyais ma mère, seule et accablée. Ma respiration fut plus espacée et longue, je me sentais partir. Qui aurait pu croire que des tirs à l’ami puisse venir à bout de deux frères ?


chapitre cinq
période inconnue – zone inconnue, irak ;

La bouche sèche, le corps en sueur, je balbutiais quelques mots en arabe aux habitants avant de ne plus être capable de rien. J'étais épuisé, je n'en pouvais tout simplement plus. Trois jours étaient passés, j'ouvrais difficilement les yeux, réveillé par une indicible douleur dans tout le corps. Je ne peux retenir un cri de douleur, avant de chercher du regard mon meilleur ami, il n'est pas avec moi. La pièce est sombre, à peine éclairée par ce que laisse passer le lambeau qui sert de rideau. Une femme vient à mon bord et pose un tissu humide sur mon front, et inspecte les pansements rudimentaires que j'ai, visiblement. Je ne dis rien, je ne fais que regarder du coin de l’œil. Réticent, je finis par arrêter de lutter et la laisse faire. Son toucher est délicat, mais frigide, il n'y a aucune compassion. Après tout, nous étions perçus comme des envahisseurs par les talibans et leur propagande alors bon, et nous les prenions pour des sanguinaires primitifs. Il y avait un décalage de culture conséquent, qui pouvait qu'être une raison de base de beaucoup de conflits. Je serre les dents et me crispe, la femme voilée me donne une sorte de thé, et quelques instants plus tard, je me retrouve dans les bras de Morphée.

« Ton ami, mort. » J'ouvrais les yeux et regardais l'homme qui venait de prononcer ces trois mots dans ma langue, qu'il ne maîtrise pas. Je lui répondis en arabe, un arabe que j'avais perfectionné entre deux missions. Peut-être se trompait-il ? Je cherchais à me relever, avec peine et il m'expliqua qu'ils n'avaient pas pu faire quoique ce soit, qu'il était déjà mort quand ils nous avaient trouvés. Je sentis les larmes me monter aux yeux, et regardant mon arme, je me jetais dessus pour essayer de mettre fin à ce cauchemar. L'homme la prit alors aussi tôt et la déchargea avant de la mettre hors de ma portée. J'étais donc condamné à vivre cette putain de vie jusqu'au bout ? Je me repliais sur moi-même, il me laissa seul, seul avec mes démons. Les jours défilèrent, les rapports étaient les mêmes. Je ne pouvais pas encore me lever et marcher de moi-même. Le même homme arriva et me tendit une canne, en me faisant signe de me lever. Je me redressais avec peine et pris alors le bout de bois qui avait l'air résistant. J'avais peur et pourtant, il fallait bien avancer. Je lâchais un hurlement alors que je cherchais mes appuis. Je m'étais levé et l'homme vint à mon bord pour me soutenir. Les arioris auraient pu avoir raison de nous et il n'en était rien.

Quelques mois plus tard, la barbe longue, l'uniforme abandonné et l'intégration au village presque accompli, le chef du village vient me voir afin de demander de l'aide. L'eau était un luxe, leur puits était à refaire. La guerre avait tout détruit, je pouvais bien faire cela pour eux. Tirant sur la canne, je me lève et vais inspecter les lieux potentiels. Je discute avec le chef du village et lui propose les changements éventuels. Les travaux commencent, le soleil se couche, les talibans arrivent. La jeune femme me cache en jurant qu'il n'y a pas d'américains ici, j'entends le bruit d'un coup et finis par sortir de ma cachette. Je me jette sur lui et déverse toute ma haine sur lui, au point qu'il ne réponde plus. Une main se pose sur mon épaule, ce contact est doux pour la première fois, apaisant. Je me relève difficilement et la regarde. Ils finissent par partir, le village retrouve son calme. Quelques jours plus tard, les canalisations sont finies, le système d'irrigation est remis en place, le puits est fonctionnel à nouveau.

Un convoi me ramena jusqu'à la base la plus proche, avant d'être rapatrié vers mon unité. Il s'était passé plus de six mois avant que des véhicules ne daignent passer près de ce village perdu dans les montagnes. Avec mon bout de bois qui me servait de canne et mon sac renfermant les guenilles de mon uniforme, j'ose me présenter au nouveau chef de mon unité. Il ne me connait pas, me regarde avec dédain. La barbe ne doit pas lui plaire. Je lui explique la situation, il s'en fiche et finit par avouer ce qu'il pense vraiment. « On aime pas trop les déserteurs sergent Adler..berg mais ça fera une très belle histoire pour la presse. » Je baisse les yeux avant de le regarder avec une rage inappropriée. « Je n'ai pas trahi ni quitté le corps mon colonel ! Comment un gars de l'arrière peut connaître ce que les pions que nous sommes, vivent ? Où sont les effets du lieutenant deuxième classe Hooper ? Il faudrait informer sa famille qu'il est décédé au champ d'honneur. » Je n'attendis même pas qu'il me donne l'ordre de partir et me retira près de ce qui restait de mon unité. Beaucoup était parti ailleurs, ne supportant plus cette guerre d'attente si on allait pas à ses devants. Je voulais rentrer, je devais rentrer et quitter ce pays. Quelques jours plus tard, je recevais mon ordre de démobilisation pour aller à l'hôpital, tâcher de voir ce qui va, ou ce qui ne va pas chez moi. Ils avaient du mal à croire que les soins que j'avais reçu étaient suffisants, et je les comprenais aussi, bien que j'ai eu beaucoup de chance de tomber sur des personnes aussi humaines, serviables. Nous étions tellement loin des stéréotypes présentés aux américains par les médias, et même au monde entier. Ils ne nous détestaient pas, mais ne nous comprenaient pas et je me rendais compte que ce n'était pas eux qui avaient pris mon oncle ou ma mère, mais la folie humaine, tout simplement. Et désormais, j'aurais de quoi regretter mon erreur en me regardant tous les matins.  Assis sur mon ancien lit, je regarde les lettres que j'ai pu recevoir, des lettres de ma mère essentiellement et puis, une retient mon attention, elle n'est pas écrite à la main, mais à l'ordinateur et, ce ne sont pas les mots de ma mère, mais de l'hôpital où elle était. Ma mère n'a pas supporté ma disparition, c'était la goutte d'eau et, elle n'est plus. La peine que je ressens est étrange, dans le sens où, je savais que ma mère n'était plus elle depuis la mort de mon oncle, qu'elle était prisonnière de son chagrin, de cette enveloppe charnelle qui lui empêchait la liberté, son absolution. Elle n'était plus elle, elle n'était devenue que son ombre. Les médicaments altéraient sa vision des choses, il y avait des jours où elle me prenait pour son frère, d'autre pour mon géniteur, parfois pour un infirmier, et rarement pour son fils. C'était devenue une inconnue, à la fois aux yeux du monde entier mais à ses propres yeux. Je sentis mes yeux me piquer, et je ne tardais pas à fondre en larmes, je savais que j'aurais du y rester, je le savais.

chapitre six

juin 2010  - washington d.c., états-unis ;


Je tiens fermement mon attelle, regardant le couloir de tout son long. J’attends mon tour, patiemment. A vrai dire, je ne sais pas vraiment ce que cela allait donner, je ne cherchais pas vraiment à savoir, moins j’allais en savoir, et mieux je porterais. C’était évident, comme si me l’avoir pris, ce n’était pas suffisant. Comme si avoir fait cette guerre stupide, cela n’avait pas été suffisant. Non, il en fallait toujours plus, encore. « Affaire numéro 091228, vous êtes priés de vous avancer. » Mon avocate me regarda, se leva avec élégance et discernement, elle allait entrer dans son rôle. Mon regard vide fixait une peinture sans forcément chercher à l’analyser. « Hm.. Demyan, nous devons y aller. » Elle resta plantée devant moi, mettant de l'ordre à mes cheveux et resserrant ma cravate, j’esquissais un léger sourire avant de me lever en deux temps, comme ils me l'avaient appris en rééducation. Toujours d’un pas lent et posé, cela me donnait l’air d’hésiter. A vrai dire, j’hésitais. Pourquoi avoir été convoqué, dans une audience à huis clos alors que je n’avais rien demandé, juste à avancer, comme d’habitude. Entrant dans la Cour, je fis le protocole de serment avant d’aller m’assoir, en deux temps aussi. Une enquête avait été menée sur notre cas, remettant largement en cause l’armée américaine, un fiasco qui n’était pas nécessaire d’ajouter à la longue liste déjà. Comme si le nombre ne suffisait pas, il fallait que nos propres balles se retournent contre nous. L’avocat avait besoin de précisions, craignant un coup fourré, élaboré dans le seul but de se remplir les poches par une éventuelle indemnité. Mes yeux, rivés vers le sol, osaient parfois regarder mon avocate. « Lieutenant, veuillez nous dire ce qu’il s’est passé en février 2008. » Brusquement, mes yeux, troublés, vinrent se froncer et fixer l’homme. -« Décembre 2008, monsieur. » Il ferma le dossier, partit vérifier et revint au centre de son espace, de sa scène. -« Exact, hm. Alors ? » Je pris une longue inspiration. La jeune femme se leva d’un seul bond. –« Votre Honneur ! Je crains que ressasser des souvenirs aussi douloureux ne laisse pas mon client indifférent. De plus, l’attitude de Mr Figgins est... »« On devait effectuer la jonction avec la troisième unité, nous étions près de cette chaîne de montagne. Avec le froid et la neige, atteindre les objectifs était compliqué, alors nous étions encore plus ralentis. Je.. Je crois qu’un soldat a tiré quelque coup sans le vouloir, c’est ce qui a signalé notre position à l’ennemi. Des explosions ont eu lieu, nous étions en déroute et il fallait se préparer au plus vite à contre-attaquer. Mais, il était seul et à découvert alors, j’ai tiré sur un taliban avant d’aller le protéger et… Il s’est écroulé, il est tombé votre honneur. Alors, je voulais pas le laisser pourrir sur cette terre maudite, j'ai pas voulu, je voulais le sauver, j’ai voulu l’emmener à l’abri, je l’ai porté. J’ai porté son corps sur mes épaules. Et j’ai entendu des tirs de nos fusils et après.. Après je ne m’en souviens pas. » Mes yeux me piquaient, je luttais pour ne pas m’effondrer comme un enfant. Mes paupières se fermèrent, mon poing se refermait sur lui-même. –« C’est un beau récit Lieutenant. Comment pouvez-vous être sûr de ce que vous avancez ? Je veux dire, vous pourriez très bien être un excellent acteur et simuler tout ceci. » Je me levai brusquement, poings serrés. Ce qu’il disait était tout simplement insultant. –« J’ai prêté serment ! N’insultez pas ma parole surtout quand on défend une armée qui n’est même pas capable de reconnaître ses propres hommes et qui les abandonne sur le terrain !  C’est faux ça peut-être ?! » Je déboutonnais le bouton de manche gauche, révélant alors les cicatrices dues aux deux impacts de balles mais aussi aux explosions, qui avaient finies par déchirer mon équipement. « Ce n’est pas une plaisanterie. Ne vous moquez pas des hommes qui sont morts ce jour-là, sous nos balles ou sous les balles ennemies. Vous n’avez pas ce droit. » Des larmes de colère montèrent à mes yeux, devant la petite assemblée –représentante des parties-, ébahie devant ma hargne. Et je savais qu’à partir de cet instant, je ferais tout pour tourner cette page maudite de ma vie. Nous menions tous notre propre guerre, avec nos propres combats. Les armes, les tactiques étaient différentes mais les blessures, elles, étaient bien réelles. « Cela suffit maître. Asseyez-vous lieutenant. La séance est levée, je rendrai mon verdict dans deux heures. »

Mon avocate vint à mon bord, m’aidant à sortir de ce box. Par mes mouvements brusques, la douleur s’était réveillée, et je ne tardais pas à prendre deux cachets d’antidouleur, pour calmer ma souffrance physique, mais aussi morale. Parler de cela m’était encore bien trop difficile et douloureux, mais cela s’avérait être un mal nécessaire. Je lançai un regard noir en direction de l’avocat et dis d’une façon bien articulée pour qu’il comprenne mes mots :  connard. Insulter les autres, je ne le faisais pas, ce n’était pas dans mes habitudes mais cet individu, beaucoup trop zélé à mon goût, avait trouvé mon talon d’Achille, sans pour autant l’utiliser contre moi. Enfin, nous verrons cela dans deux heures. Assis dans le hall, nous attendions notre tour, cela ne devait pas tarder. J’étais devenu calme, probablement grâce aux cachets, je me sentais léger. Comme si je n’avais plus à supporter le poids de mon corps malade. « Le verdict est le suivant : la cour martiale générale des États-Unis s'est émue de cette affaire et salue votre courage. Au chef d'insubordination, nous déclarons l'accusé non-coupable. Au chef de désertion, nous déclarons l'accusé non-coupable. La Cour décide de vous indemniser, au motif de détresse émotionnelle, abandon sur le champ de bataille et détresse psychologique. A titre d’exemple, nous élevons les dommages et intérêts pour les traumatismes subis à hauteur de cinquante-cinq millions de dollars auxquels s’ajoutent vos frais de soins qui seront remboursés intégralement. La Cour statue en dernier lieu que le lieutenant Adlerberg est autorisé à retourner dans les forces armées de l'air sous réserve d'une visite médicale qui décidera de votre aptitude. »

chapitre sept

mars 2014  - hickam air force base, hawaï, états-unis ;


« Bon, lieutenant Adlerberg. Asseyez-vous. Comment allez-vous ? » Je pris place en prenant soin de fermer la porte du cabinet médical derrière moi. L'uniforme m'allait toujours aussi bien visiblement. Je m'exécutais aux ordres du docteur, quelque peu nerveux. « Ca va oui, merci et vous ? Un peu nerveux à vrai dire.. J'espère avoir été à la hauteur. » Un léger sourire se dessina sur les lèvres du docteur, je déglutis. Il ouvre mon dossier et inspecte brièvement les pages. « J'aurais juste une question. Je viens de voir dans votre suivi psychologique que vous aviez un problème de dépendance. Où en êtes-vous ? » Je sortis une enveloppe de ma poche, des résultats d'analyse de sang. « C'est du passé docteur, je me sens prêt à reprendre du service et.. j'ai les résultats d'analyse si vous voulez. Je suis sobre depuis que j'ai décidé d'arrêter. » Il continua à feuilleter mon dossier, y plaçant le résultat des analyses de sang. La mine soucieuse, l'air inquiet, il fixait tantôt la théorie (mon dossier) et tantôt la pratique (le cas). « Bon.. Tous les deux mois, pendant un an, vous devrez faire une prise de sang. Ce sera tous les six mois après. Ce n'est que la procédure habituelle, enfin presque habituelle. M'enfin bref.. Lieutenant Adlerberg, bienvenue à Hawaï ! » Il tendit sa main en se levant, j'en fis de même -sans grimacer, je la serrai vigoureusement. Une fois dehors, mon visage était caressé par le soleil et mes oreilles, par le bruit des vagues. Une fois dans ma voiture, je mis mes lunettes de soleil, en prenant deux antalgiques pour me calmer. Prochaine direction : mon futur vestiaire et la rencontre avec ma nouvelle unité.



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Dernière édition par Demyan Adlerberg le Dim 30 Mar - 12:59, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 17:11

Demyan   Ton prénom est magnifique ! Bienvenue parmi nous, bon courage pour ta fiche et n'hésite pas à contacter le staff en cas de besoin   

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 17:11

Demyan, Mon dieu, un énorme bienvenue parmi nous I love you
Je suis juste super heureuse de voir des nouveaux, mais des hommes, là encore plus  Laughing 
Ton choix d'avatar est super, et je te souhaite un bon courage pour ta fiche, en attendant vivement ta présence en rp !

et puis en réponse à ta signature ..     

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 17:14

Quel accueil   

Merci à tous les deux pour vos mots doux, ça fait toujours du bien et puis.. Asher tu démontes aussi et puis Elia, si tu veux de la testostérone en épée, tu vas en avoir  

       )

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 17:17

Qu'on m'arrache les yeux.   
Tant de preuves de masculinité ..  Laughing I love you 

edit: t'aurais dû être mon pilote de chasse avec toute ces épées!

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 17:25

Bienv'nue à toi et bon courage pour ta fichette ^^

Très bon choix d'avatar ^^

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 17:26

Je suis complètement d'accord avec ces fous du dessus. J'adore ton prénom, et Hunter... Ça fait un petit moment qu'on ne le voit plus.   

Bienvenue à toi, et bon courage pour ta fiche. I love you

Attention avec les épées les enfants, vous rendez pas borgnes tous les deux.   

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 18:10

Elia + je peux être ton pilote mais pas forcément de chasse, du style de caisse à savon   


Elijah + merci à toi ! Je te retourne le compliment  I love you 

Max + KHALESSI   c'est vrai qu'il est délaissé le pauvre, alors qu'il est cool à jouer mais tant mieux remarque, ça élimine la concurrence   

Merci à vous tous pour ce magnifique accueil, vous êtes géniaux  I love you 

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 18:12

Caisse à savon.  What a Face What a Face What a Face 

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 18:32

Demyan Adlerberg a écrit:
Max + KHALESSI   c'est vrai qu'il est délaissé le pauvre, alors qu'il est cool à jouer mais tant mieux remarque, ça élimine la concurrence   

I am Daenerys Stormborn of House Targaryen, Mother of Dragons, Khaleesi to Drogo's riders, and queen of the Seven Kingdoms of Westeros.    Arrow

C'est vrai ça, c'est un très bon point. Tu es presque sûr qu'il sera libre sur les forums.

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 18:37

Bienvenue   

Je plussoie le choix d'avatar. Je joue Hunter sur un autre forum et il est juste parfait ** J'aime beaucoup ton pseudo   

Bon courage pour ta fiche et hâte de voir ce que tu nous réserves   
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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 19:38

Bienvenue   
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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Jeu 13 Mar - 19:49

Hunter.   Hâte de voir ce que tu vas faire de demyan.   
Bienvenue par ici, et bon courage pour ta fiche ! I love you

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Ven 14 Mar - 10:29

Merci beaucoup à vous tous, vous êtes juste hyper chaleureux et ça fait plaisir   

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Ven 14 Mar - 10:38

Hunter !    Miam ! Quel superbe choix d'avatar ! Et j'adore le choix de pseudo   , bref hate de voir ton histoire.
Bon courage pour ta fiche et surtout un énorme bienvenue parmi nous !
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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Ven 14 Mar - 11:05

Lawrence en infirmière..  

Merci à toi, je viendrais quémander un lieu I love you

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Ven 14 Mar - 11:06

Magne tes fesses ! Je t'attends de pied ferme avec une épée  What a Face 

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Ven 14 Mar - 11:30

Ma testostérone t'attend

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Invité


MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Ven 14 Mar - 11:33

Bienvenue beau blond !   
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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Ven 14 Mar - 11:33

Cette fiche est monstrueuse Laughing
T'as été hyper rapide, c'est fou I love you

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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Ven 14 Mar - 11:42

Mon dieu, ta fiche c'est de la bombe ! Je te valide de ce pas !
Bienvenue dans l'aviation
Cross into the blue

Félicitations, tu es validé(e) ! Ton aventure parmi va pouvoir commencer, mais avant toute chose, il te reste encore quelques papiers à remplir. Au cas où le staff ne l'aurait pas encore fait, assure-toi que ton avatar et ton métier ont bien été recensés. Ensuite, nous t'invitons à ouvrir dès à présent ta fiche de liens afin de t’intégrer au plus vite. Prends le temps de la compléter au mieux, ce n'est jamais agréable de tomber sur un sujet rempli de "UC". N'oublie pas non plus de faire une demande de logement. Si tu es une nouvelle recrue, des colocataires te seront attribués ! Après tout ceci, n'hésite pas à aller flooder, c'est le meilleur moyen pour créer des liens avec les membres du forum.
Nous te souhaitons une superbe aventure parmi nous, sache que le staff reste à ta disposition si tu as des questions    Amuse-toi bien !


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MessageSujet: Re: too big to fail, we hope + (demyan)   Ven 14 Mar - 11:47

Ca c'est du rapide !   Merci beaucoup ! I love you

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